IL. Roma, Archivio Vaticano, Nunziatura di Francia, n
III. Bruxelles, Archives du Royaume, correspondance de Philippe IV.
IV. Paris, Archives du Ministère des Aff. Etrang., France, correspond., t. 4%, 56. V. Paris, Bibl. nat., f. Dupuy, 49, 378; — Cinq-cents Colbert, 20.
VI, Paris, Bibl. de l’Institut, Coll. Godefroy, XV.
VII. Nevers, Archives de la Visitation, papiers de la duchesse de Montmorency.
Sources imprimées : Journal de M. le cardinat de Richelieu qu'il « fait pendant le grand orage de: la court (Archives curieuses. sér. II, t. V). Mémoires du duc de Montmorency (Archives curieuses... sér. II, t. IV). Mémoires de Richelieu, de Montglat, de Montréser: de Bassompierre, de Gaston d'Orléans, de Me de Motteville. — Avenel, Lettres de Richelieu. — De la Serre,, Histoire curieuse de tout ce qui s'esl passé à l'entrée de la reine'mère dans les villes des Pays-Bas. — Le Mercure françois. — Griffet; Histoire du règne de Louis XIII. — Cordara, Historia Soc. Jesu, P. VI. — Oroux, Histoire ecclésiastique de la cour. — Grégoire, Histoire des confesseurs des emperèurs, des rois et autres princes. — Fouqueray, Le P. Jean Suffren à lacour de Marie de Médicis. — Fliche, Mémoires sur la vie de Marie-Félice des Ursins. — Renée, Madame de Montmovency. — Henrard, Marie de Médicis dans les Pays-Bas. — Topin, Louis-XIII et Richelieu. — D’Harconville, Vie de Marie de Médicis. — Histoire générale du Languedoc. — Dubédat, Histoire du Parlement de Toulouse. — D'Haussonville, Histoire de la réunion de la Lorraine à la France.
1. En gardant son ministre Louis XIII n'avait point perdu l'espoir de lui rendre un jour les bonnes grâces de sa mère :
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or, toutes les tentatives allaient échouer devant une aversion que le P. Suffren lui-même ne parvenait pas à vaincre. « En sa qualité de confesseur de la reine mère, raconte Richelieu, 1l étoit l'organe le plus propre pour la disposer à la réconciliation, [et] fut premièrement employé à cette fin; mais la malice des esprits qui étoient près de cette princesse prirent [sic] prétexte de.sa simplicité pour éluder la force de ses persuasions. » On recourut alors au cardinal de Bagni « pour voir si l'autorité de son entremise pourroit faire ce que n’avoit pu la piété du premier! ». Le nouveau négociateur sembla d’abord réussir et Marie de Médicis consentit à recevoir Richelieu chez elle, au Luxembourg. Le 23 décembre (1630) eut lieu une première entrevue en présence du roi, du cardinal de Bagni et du P. Suffren; mais l’accueil de la reine fut si glacial que « tous blâmèrent son procédé? ». Trois jours après, à l'occasion de la fête de saint Étienne, qui lui rappelait le pardon des injures, elle fit à son tour des avances à Richelieu et, par l'intermédiaire de son confesseur, témoigna le désir de lui parler. Ayant obtenu l'agrément du roi, le ministre accompagné du P. Suffren se rendit au Luxembourg, et cette fois ce fut lui qui par son attitude montra qu’au fond de l'âme ïil se souciait peu d'un accommodement. Il refusa d'une manière blessante le siège qu’elle lai offrait prétextant que « s’asseoir devant elle estoit une grâce très particulière qu'une personne qui estoit en sa disgrâce ne pouvoit recevoir ». Marie de Médicis, revenant sur les récents démêlés, l’assura qu’elle n’avait jamais eu l'intention de l'éloigner des affaires. — « Cependant, répliqua le cardinal, vous avez dit publiquement qu'il fallait qu’un de nous deux sortit ‘du conseil. » —. Le P. Suffren prit aussitôt la parole pour excuser la reine «et dit que c’estoit la colère qui lui avoit fait tenir ce langage ». Le cardinal protesta qu'il n'avait donné ducun sujet à une si grande colère et que c'était une chose inouïe de condamner à la légère un « homme qui pouvoit dire sans présomption avoir servy l'Estat heureusement en des occasions fort importantes ». Au reste, ajouta-t-il, « il estoit prest de se justifier de quoy que ce fust »; et il pria la reine de vouloir l’esclaircir s'il estoit coupable ou innocent envers elle ». Le P. Suffren eut beau joindre ses instances à celles