‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en France (volume 2)Chapitre 263 sur 308 · Mémoires de Richelieu, t. I, p · texte numérisé non relu

Mémoires de Richelieu, t. I, p

2. Journal de M. le cardinal de Richelieu qu'il «a fait pendant le grand orage de la court (Archiv. eur. de l'Hist. de France, sér. IL, 1. V, p. 13).

de Richelieu, Marie de Médicis refusa de faire connaitre les vrais motifs de son mécontentement, et rompit l'entretien en disant «qu’elle se comporteroit à l'avenir avec le cardinal comme il se gouverneroit en son endroit! ».

De Rome, le P. Vitelleschi, informé du grave différend survenu entre deux personnes auxquelles la Compagnie devait une égale reconnaissance, engageait le P. Suffren à faire tous ses efforts pour les accorder?. Le prudent religieux n'y épargnait aucune démarche. Au mois de février 1631 il pouvait assurer la reine, de la part de Richelieu, que celui-ci « luy offroit de faire tout ce qu’il luy plairoit pour acquérir sa bienveillance », et Marie de Médicis d’autre part voulait bien déclarer « qu'elle avoit donné son ressentiment à Dieu; elle reconnoissoit M. le cardinal si utile aux affaires de l’Estat que, s’il estoit question qu'il se retirast, elle se mettroit à genoux devant le Roy pour que cela ne fust pas? ». Peut-être, avec Le temps, le confesseur serait-il parvenu à ramener la paix à la cour si son action n'avait été contrecarrée par des personnages intéressés à envenimer la «querelle, la princesse de Conti, les maréchaux de Marillac et de Bassompierre, tous les ennemis du cardinal et les partisans de Gaston d'Orléans, frère du roi.

2, Subissant le joug de deux ambitieux, Le Coigneux et Puylaurens, le jeune prince, héritier présomptif de la couronne, ralliait sous son nom tous les mécontents. Ce fut autour de sa personne que se trama en 1626 le complot qui coûta la vie au comte de Chalais: Il est vrai, l’heureuse influence de M"° de Montpensier, sa femme, l’arracha pour un temps à sa dissipation, mais, veuf après dix mois de mariage, il retomba sous l'empire de ses deux favoris. Ceux-ci, après l'arrestation de Marie de Gonzague qu'il voulait épouser, avaient, en 1629, provoqué sa sortie du royaume, puis négocié sa réconciliation avec Louis XIII.

Gaston avait alors promis d’être désormais entièrement sous la

dépendance du roi, « ajoutant qu'il aimeroit le cardinal, puisque Sa Majesté le désiroit ainsi, et comme une personne que Son Altesse reconnaissoit par effet estre très utile au service de Sa Majesté et au bien de son Estati ».

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