Arrêt du Conseil privé, 27 sept. 1624 (Ibideim, p
4. Ordonnance du Conseil privé, 28 sept. 1624(Le Mercure françois, t. X, ann. 1624, p. 458).
3 Mod Ve 2, CACRET
LES UNIVERSITÉS CONTRE LES JÉSUITES. DU de
qui ont gouverné Les premières Universitez... Ce n’est chose nouvelle que les Jésuites ayent des Universitez; ils en ont au Pontà-Mousson, à Olmus, à Gratz, à Prague, à Vienne en Autriche, ‘à Lisbonne et en Italie; ils ont pouvoir de baïller des degrez à ceux qui ont estudié en leurs Universitez... Et quant à celle de Tournon, il ne faut pas craindre qu'elle soit tirée en conséquence pour autre, en faveur des Pères Jésuites; d'autant qu’ils ont trouvé l’Université établie, quand ils sont entrés à Tournon, et Les Bulles et Lettres patentes enregistrées au Parlementf. »
En ce qui concernait la lecture de la théologie à Tournon, le syndic du collège montra combien cet enseignement y était avantageux pour le royaume et pour l'Église. « 1° En toutes les Universitez de France, hors qu’en Sorbonne et celle de Toulouse, on ne fait point de lecture ni de profession de théologie, si ce n’est par quelque théologal... ou par quelque jeune docteur régent pour s’accréditer durant quelques mois... Et, où on enseigne la théologie, on se contente delire la théologie scolastique, sans faire cas de la moralle qui est la principalle et plus nécessaire pour les curez, ny de la positive non moins nécessaire contre l’hérésie. — 2° Les Universitez de Die et d'Orange establies par les Religionnaires qui gastent et perdent le Vivarais et le Dauphiné, sont voisines de celle de Tournon ; il est donc expédient que la lecture y soit faicte de la sainte nie afin que les bons escoliers et docteurs qui en sortiront, puissent ramener les esprits égarés. — 3° L'établissement de cette Université et la profession de théologie feront que Les sujets du Roy, quisont contraints d’aller chercher en Avignon, à Dôle et à Chambéry et autres Universitéz étrangères, les lecons de théologie et d’y prendre leurs degrez, demeureront doresnavant en FRA et les étrangers mesme seront conviés à y venir”. »
Ces raisons auraient dû fermer la bouche à tousles opposants; elles ne furent malheureusement pas écoutées. Les adversaires de ia Compagnie ressuscitèrent, selon leur tactique habituelle, les anciennes calomnies, en imprimant un recueil de tout ce qui
- avait été autrefois publié contre elle. « On fit aussi courir contre les Jésuites un papier volant des raisons sur lesquelles estoit intervenu l'arrest du 27 septembre 162%4°. » Sous prétexte de
1. Mémoire des Jésuites pour l'Université de Tournon (Le Mercure françois, t. X, ann. 1624, p: 462).