‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en France (volume 2)Chapitre 76 sur 308 · Rapin, op. cil., p · texte numérisé non relu

Rapin, op. cil., p

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vues et, le 30 mars, quatrième dimanche de carême, il publie l'ordonnance suivante :

« Estans advertis du trouble qu’on apporte depuis quelques jours aux consciences de plusieurs personnes, sur l'obligation que chacun a de fréquenter son église parochiale, et désirans y remédier par le pouvoir de nostre charge, nous déclarons et ordonnons que le décret du dernier concile de Bourdeaux sur ce sujet sera entièrement observé, duquel la teneur s'ensuit : « Que « les eurez ayent à dénoncer à leurs paroiïssiens cet ancien décret « de l’Église par lequel tous ceux-là sont excommuniez qui par « trois dimanches suivans et continuels n’assisteront à la messe « parochiale, que les confesseurs soyent soigneux d'interroger « leurs pénitents s'ils ont délinqué en cet endroit, leur proposant « devant les yeux la gravité du péché, afin qu'ils noue à sen « garder à l’avenir!. » | Cette ordonnance adressée au Métropolitain fut soumise à l'examen d’une commission et confirmée le 10 avril. Le cardinal de Sourdis, lui aussi, excommuniait les contrevenants et défendait à toutes personnes de discuter la question *.

‘On fit alors courir toutes sortes de bruits au sujet des propos tenus par les Jésuites, soit entre eux, soit avec les membres de la D in ue de la Sainte Vierge; on citait mème leurs paroles :

« Ceux qui estolent-assemblés à ce synode (de Bordeaux) estoient des ignorans... Ce n’est pas aux Re de à décider la question présente... Le concile de Bourdeaux n’a pas esté approuvé par le Pape. Ce que le Pape en a dit ne se doit pas entendre comme Monsieur de Poitiers l'explique... L'interprétation françoise faite par les mesmes évesques synodaux ne respond pas à leur original latin, etc... » Sans s'informer de l'exactitude de ces dires, ME de La Rocheposay décida de supprimer le cours de cas de conscrence et les assemblées de la Cong grégation * dont faisaient partie plusieurs magistrats du Présidial; puis il chargea son grand vicaire d'aller signifier la double suppression aux Jésuites. Duvergier choisit mal son temps ; rencontré et reconnu à la porte du collège par la foule des élèves sortant de classes, il fut traité peu respec-

1. Ordonnance de l’évêque de Poiliers, 30 mars 1620 (Annales des soi-disans Jésuites, t. I, p. 669). — Cf. Le Mercure Jésuite, t. E, p. 2.

2. Confirmation de cetie ordonnance, par le cardinal de Sourdis (Ravenez, 0p. cit, p. 402).

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