LES PREMIERS LIBELLES CONTRE RICHELIEU
(1624-1626) Sommaire. — 1. Richelieu est promu au cardinalat. — 2. Il entre au ministère: - sa politique. — 3. Rôle des Jésuites. dans l'affaire du mariage anglais. — 4.
Choix du confesseur de Madame Henriette-Marie de France. — 5. Affaire de la Valteline, — 6. Les premiers libelles contre la politique de Richelieu faussement -attribués aux Jésuites. — 7. L’Admonilio ad regem condamné par le prévôt de Paris et censuré par la Sorbonne. — 8. Intervention hostile de l’Université de Paris.
Sources manuscrites : I. Recueils de documents conservés dans la Compagnie : à) Gallia, Epistolæ Generalidm ad Externes; — b}) Francia, Epistolæ Generalium ; .— €) Francia, Epistolæ ad Generalem.
il. Roma, Bibl. Corsini, cod. 713.
HIT. Roma, Archivio Vaticano, Nunziatura di Francia, n. 59, 64, 409, 410: — Bibl. Pia, n. 44, 140, 145.
IV. Paris, Bibl. nationale, fr. 3665, 10708; — f. Dupuy, vol, 462.
V. Paris, Archives’ du Ministère des Affaires étrangères, Rome, correspondance, vol. 38.
VI. Paris, Bibliothèque de l'Institut, collection Godefroy, vol. XW.
Sources imprimées : Mémoires de Richelieu. — Le Mercure françois. — Le Mercure Jésuite. — Avenel, Lettres de Richelieu. — D'Argentré, Collectio judiciorum. — Annales des soi-disans Jésuites. — Bruce, Domestic calendar.— Garasse, Récit au Vray..(Carayon, Documents inédits, doc. I). — Records of English Province, t. NII. — Rapin, Histoire du Jansénisme. — Griffet, Histoire du Règne de Louis XIII. — Baïllet, Vie de Richer: — Bougeant, Histoire du traité de Westphalie. — Hanotaux, Histoire du cardinal de Richelieu. De Baïllon, Henriette-Marie de France. —Houssaye, Le.Cardinal de Bérulle et le Cardinal de Richelieu : Les Carmélites de France. — Flassan, Histoire générale et raisonnée de la
diplomatie. — Fagniez, Le P. Joseph et Richelieu.
4. Dans le traité du 10 août 1620, qui scellait la réconciliation de Louis XII avec la reine mère !, il avait été convenu que l’on récompenserait les services de Richelieu en demandart pour lui le chapeau de cardinal. Mais, prévenu secrèter x que cette nomination ne souriait point à Sa Majesté Très chrétienne, le Pape : -Paul V se refusa toujours aux pressantes instances du marquis de Cœuvres, ambassadeur à Rome. Ce fut seulement en 1622, après la mort du cardinal de Retz, que le roi consentit, sur la