Francia, Histor. Prov., Litterae annuae
8. Remise des droits de lods et ventes par Louis XII, oct. 1642 (Archiv. d'Indreet-Loire, D, 3).
9. Patentes de mai 1641 (Archiv. d’Indre-et-Loire, D, 1). Il fallut tout une suite d'arrêts du Conseil privé et du Bureau des Finances pour forcer les receveurs des
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2. Avant l’arrivée des Jésuites la ville de Tours n'avait jamais eu d'écoles célèbres; Arles, tout au contraire, où ils s’établirent en 1636, pouvait se glorifier d’avoir été dans le passé un foyer intellectuel rayonnant sur tout le pays. Elle comptait parmi ses évêques deux amis des lettres, saint Hilaire et saint Césaire. Son école cathédrale, déjà en renom au temps de Charlemagne, était devenue peu à peu le centre d’un enseignement scientifique et littéraire très important. Plus tard, dans les premières années du xv° siècle, la ville possédait des scholae grammaficae et logicales distinctes des « Petites Écoles » et dont les régents étaient nommés par les consuls, après concours, et avec l’assentiment de l'archevêque. Vers le milieu du xvi° siècle « l’Université d’Arles », comme on disait alors, jouissait d’une telle réputation qu’on y accourait de toutes parts !. « Mon père, écrit Jeanne du Laurens, voyant que ses enfants croissoient en âge, qu'il falloit leur apprendre la vertu et les pousser aux bonnes lettres, prit la ‘résolution d’habiter Arles, où il sçavoit y avoir un bon collège et il y mena toute sa famille?. » Avec le xvu° siècle commença la décadence, et l’on vit alors se dessiner un mouvement qui tendait à confier la direction de l’enseignement à quelque société religieuse. En 1601 l’un des consuls, M. de Sabatier, représentait au conseil de ville « qu'il seroit très bon de faire et instituer un collège de Jésuites pour l'instruction de la jeunesse qu’on est contraint d'envoyer au dehors ». Et le conseil d’accueillir très favorablement cette ouverture « pourvu que ce fût le bon plaisir du rois ». D'où venait la première inspiration? Peut-être de l'archevêque d'alors, Horace del Monte, tout dévoué aux religieux de la Compagnie et qui, trois ans plus tôt, avait été chargé par Clément VIII de soutenir en leur faveur les démarches du P. Maggio auprès de Henri IV“. C’est lui, nous apprennent les registres consulaires « qui donna la première pointe au roy » pour obtenir des profes-
octrois à payer celte pension intégralement. Les difficultés ne cessèrent qu'avec l’enregistrement de nouvelles lettres patentes de Louis XIV à la Cour des Comptes, le 30 août 1651. — Voir Archives d'Indre-et-Loire, D, 1, Titres au soulien de la rente de 4.000 livres.
1. CF. Fassin, Annales du collège d'Arles, p. 5. — Rance, Une thèse de rhétorique au collège des Jésuites d'Arles, introduction.
2. Généalogie de MM. du Laurens, année 1561 (Aix, Bibl. Méjanes, ms. 843). Les trois du Laurens devaient avoir une haute destinée : André fut médecin de Henri EV: Gaspard, archevêque d’Arles; Honoré, d'abord avocat général au parlement de Provence, mourut archevêque d’Embrun.
3. Délibération du 25 mars 1601 (Archiv. comm. d'Arles, BB, 19, fol. 270 v).