RÉSIDENCES DE PONTARLIER ET D'ÉPINAL
P. Provincial de Lyon et de ses consulteurs. Leurs informations reçues, il décida qu’on ne devaït plus s'occuper de cette affaire, mais qu'on pourrait continuer la mission comme auparavant!. Plus tard, en 1627, il répondit encore au P. Charlet qui lui avait de nouveau transmis le désir des habitants : « On a depuis longtemps reconnu qu'il n’était pas expédient d'établir un collège à 4 Pontarlier et qu’une simple mission suffisait au bien spirituel de la ville?. » Cependant, lorsqu'en 1633 le P. de Barry en fut nommé supérieur, des doutes existaient sur la nature de ce domicile de la Compagnie. Le P. Binet, ancien provincial de Lyon, affirmait que Pontarlier avait été reconnu comme résidence par le P. Général Aquaviva. Devant cette incertitude, et pour donner quelque satisfaction aux catholiques de la ville, Vitelleschi se détermina pour une résidence dépendante du collège de Besançon *.
Les Jésuites d’abord installés dans une partie de l’ancien château occupèrent ensuite une maison près de l'Hôtel de Ville. Ils étaient chargés de la plupart des prédications et faisaient chaque dimanche une instruetion sur la doctrine chrétienne à l'église Saint-Bénigne#. Quelques instances qu’on fit plus tard au P. Général en faveur d’un collège, il ne voulut jamais entrer en négociations sur ce sujet. « Quand nous aurons le consentement des magistrats de Dôle, écrivait-il au P. Anatole Lisola le 1* mars 1638, nous pourrons penser au eollège; d'ici là, toute démarche de notre part seraït inutile etmême dangereuse®. » En effet les Dôlois ne voulaient pas entendre parler de cet établissement. D'accord avec les États de Bourgogne, le Parlement de Dôle avait adressé une requête au roi d'Espagne pour lui demander de ne point le permettref
6. Épinal, dans les Vosges, avait depuis longtemps le même désir que Pontarlier. Les Pères qui venaient souvent y prêcher!, y avaient fait connaïtre la Compagnie et ses œuvres. On voulut
{. Lettres du P. Général au P. Fourier, 16 oct. 1623, 12 mars 1624 (Lugd., Epist. Gen, t. 1).
D Du même au P. Charlet, 13 janvier 1627 (Jbidem).
3. Lettre du P. Vitelleschi au P. Philibert Cantier, 15 juill. 1633 (Lugd., Epist. Gen. t. IN).