‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en France (volume 3)Chapitre 127 sur 375 · Jules Mothez, Histoire de la ville de Pontarlier · texte numérisé non relu

Jules Mothez, Histoire de la ville de Pontarlier

5. Lettre du P. Général au P: Lisola, 1% mars 1638 (Lugd., Epist. Gen., t. III).

6. Remontrance des. Etats de Bourgogne, avril 1636 (Archiv. comm. de Dôle, n. 1602).

fe ce les Comptes de la ville, aux Archiv. comm. d’Epinal, GG, 127, fol. 13, 54, 56, 65; ,— 198, fol. 3, 4, 7, 8, 9-139, fol. 17).

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dès lors les avoir à demeure. Deux jeunes religieux, enfants du pays, au moment de prononcer leurs vœux, disposèrent de leur fortune en vue du futur établissement. Claude Salmon donna « tout le fonds paternel », abandonnant les biens qui lui venaient de sa mère « à ses frères et sœurs utérins! ». Antoine du Pont céda,au profit des Jésuites d'Epinal, plusieurs «gaignages » ou métairies qu'il possédait auprès de Mirecourt*?.

En 1698 les principaux habitants offrirent une maison aux Supérieurs de la Compagnie. Mais il fallait, même pour une simple résidence, l'autorisation du duc de Lorraine, et celuici, bien que très favorable, ne voulait point la donner avant d’avoir consulté le baïlly d'Épinal et les « gouverneurs et gens du conseil? ». Ces derniers auraient préféré un collège. Ils représentèrent à Son Altesse qu'une résidence de Jésuites ne serait utile et fructueuse que si on leur permettait d’instruire la jeunesse et d'enseigner les humanités; mais qu’autrement il n'en pourrait revenir aucun profit au public, « attendu, disaient-ils, qu'il se trouve en ladite ville quantité d’aultres religieux pour administrer les sacrements de confession, [et] rendre les offices de charité qui compètent à leur profession, de la nourriture desquels ladite ville est chargée“ ». Épinal possédait déjà des Minimes et des Capucins.

Le P. Vitelleschi n’était nullement opposé à l’établissement d'un collège; toutefois il‘jugea plus prudent de laisser la décision au duc de Lorraine. Charles IV fit savoir, le 14 janvier 1632, ses volontés au bailly d'Épinal; il autorisait les Jésuites à s'établir dans cette ville, mais à deux conditions : « 1° Ils se logeront ailleurs que dans la maison qu'ils avoient ci-devant choisie; — 2% ils se [remettront] à moy de faire seulement une [résidence] ou un petit collège... suyvant que cy aprez j'en ordonneray pour la plus grande utilité des uns et des autres‘. » Dans ces conditions, les gouverneurs d’Épinal consentirent à recevoir les Pères de la Compagnie, et ils mirent à leur disposition une maison que l’abbesse de Saïint-Goëry, Alix de Dommartin, avait autrefois léguée « pour servir à jamais à tenir

1. Testament de Claude Salmon, 1er août 1622 (Archiv. des Vosges, H, 53).

2. Donation d'Antoine du Pont, 1630 (Archiv. de la Meurthe, H, 2227).

3. Lettres du duc de Lorraine aux gouverneurs et gens du conseil, et au bailly d'Epinal, sur l'établissement des Jésuites, 18 juin 1628 (Archiv. comm. d'Epinal, GG).

4. Réponse des gouverneurs et gens du conseil, 1628 (Ibidem).

5. Lettre du duc de Lorraine au Bailly d’Epinal, 14 janvier 1632 (Archiv. comm., GG).

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