Voir t. IL, p
7. Délibérations de la chambre de ville, 15 janvier 1627, 29 avril 1629, 5 et 11 mai, 7 juin 1629 (Archiv. comm., D, 143).
1634, de changer la mission en résidence. Installée dans la maison des parents du P. Henri Caisel et ayant pour principal revenu les biens qu’ils lui avaient laissés!, elle devint bientôt le centre d'œuvres utiles et fécondes. Écoutons l'annaliste des débuts. « Grand nombre de confessions générales, dit-il, ont esté ouyes dès le commencement, et Les fruictz des cathéchismes faictz jusques présent à la grande église de la ville ontesté signalez... Cinq ans durant, divers des nostres ont presché l’advent et le caresme avec beaucoup de fruict et de satisfaction... La coustume s’est introduite de sonner tous Les soirs {la cloche] pour faire prier pour les trépassés. Durant la contagion, les pestiférés, tant de la ville que ceux qui estoient aux loges aux environs d’icelle, ont esté servis, assistés, consolés, confessés avec beaucoup d’édification et contement, dont le magistrat en corps nous a remerciés. Les malades de la ville et autres affligés, sans acception de personnes, ont esté par nous ordinairement visités, confessés et aydés à bien mourir. Plusieurs bourgs et villages circonvoysins ont esté instruicts, catéchisés, preschés. Plusieurs maisons religieuses, non seulement de la ville maïs encore du dehors, se servent ordinairement de nous pour des exhortations et les confessions extraordinaires?. »
Cet apostolat s’exerçait pendant la guerre de Trente ans, qui fit de la Franche-Comté un désert; mais rien n'était capable d'arrêter les Pères de la résidence de Gray : ils se multiplient en quelque sorte pour soulager toutes les détresses. « Seuls, dit M. Godard, les compagnons de Pierre Fourier les égalaient alors en zèle et en dévouement »; mais après sa mort, après la dispersion de ses disciples et l'abandon du prieuré de Corneux par les Prémontrés, il ne restait plus que les Jésuites capables « de se maintenir avec quelque utilité pour le public dans la petite ville ruinée et dépeuplée absolument? ».
A cette époque on revint à un ancien projet d'établir à Gray un noviciat. Le docteur Richard, chanoine de l’église collégiale de Notre-Dame d’Arbois, avait donné le 14 mai 1636 une somme de quarante mille francs dont le revenu devait être employé
À Délibérations, 16 décembre 1609, 23 mars 1610 (Jbidem). « Informatio de missione Grayacensi » (Lugdun. fund. colleg., t. IV, n. 75). — Histoire abrégée de l’établissement du collège (1bidem, n. 74). Parmi les autres premiers bienfaiteurs nommons le P. Francois Hugon, la Comtesse de Champlitte, M'!° Marguerite Robert.
2. Bref narré de la résidence de Gray (Archiv. de la Haute-Saône, D, 5). Cf. Godard,
Histoire de l’ancien collège de Gray, p. 60-6f.