RÉSIDENCES DE FRÉJUS ET DE BAPAUME
durant l’année 1619, hébergeant dans son propre palais deux Pères et un Frère coadjuteur !. Dès l'année Suivante, les consuls leur proposèrent la jouissance d’un immeuble avec une rente de cent écus, sils voulaient prendre la direction de l’école ?. La Compagnie n'ayant pas jugé à propros d'accepter 3, lesreligieux restèrent les hôtes du prélat jusqu'en 1626. À cette époque MF de Camelin acheta pour leur usage une maison qu’il meubla de toutes les choses nécessaires à une communauté ‘, et le conseil de ville « attendu le mérite des dits Pères Jésuites et le profit spirituel de leur ministère », la déclara « franche de toutes tailles 5 ». L’évêque leur avait assuré une rente annuelle de quatre cents livres$; puis bientôt, très satisfait du bien qu'ils opéraient dans le diocèse, il voulut transformer la mission en une résidence perpétuelle composée de quatre Pères et de deux Frères coadjuteurs. Appuyé par son chapitre et par la municipalité, qui à ce propos écrivirent à Louis XIII des lettres très élogieuses pour la Compagnie ?, il obtint de Sa Majesté toutes permissions nécessaires 8. Ensuite, offrant aux Supérieurs une pension de neuf cents livres pour l'entretien des Pères, il poursuivit avec insistance la réalisation de ses projets % On lui fit observer qu’une résidence ne pouvait avoir de revenus et que . pour sa subsistance elle devait dépendre d’un collège. Il voulut bien se plier à ces usages sans se départir, en fait, de sa libéralité, et au mois de décembre 1636 le P. Genéral permettait au P. Boniel, provincial de Lyon, d'accepter la résidence de Fréjus, qui sera rattachée au collège Royal-Bourbon d'Aix. Elle fut installée l’année suivante 10, |
À l’autre bout de la France, dans la petite ville de Bapaume, la Compagnie avait à cette époque une simple mission, C'était comme l'embryon d’une résidence pour laquelle une pieuse femme, Barbe Démonchaux, veuve de Mathieu Dupuis, avait, par