‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en France (volume 3)Chapitre 150 sur 375 · Comptes rendus au Parlement, t. VE, p · texte numérisé non relu

Comptes rendus au Parlement, t. VE, p

3. Patentes du 26 oct. 1634 (Tolos. fund. colleg., t. II, n. 23). Cf. Soucaille, Nofice hastorique sur le collège de Béziers, p. 26, n. 1.

4. Lettre du roi aux échevins d'Orléans, 3 janvier 1637 (Archiv. du Loiret, C, 347).

5. Lettre du P. Vitelleschi au roi, 25 fév. 1637 (Epist. Gen. ad diversos, t. 11). Lettre du même à Richelieu, 27 février 1647 (Archiv. du minist. des Aff. Etrangères, Rome, vol. 59, fol. 66).

6. On trouve dans les Lettres annuelles qu'il donna 12.000 écus en 1631 pour ce portail. Cf. Piganiol de La Force, Description de Paris, IV, 372. D'après les Lettres annuelles de 1636 Richelieu aurait encore donné 30.000 francs pour le grand autel.

7. De Ménorval, Les Jésuites de la rue Saint-Antoine, p. 58. — De Hansy, Notice historique sur la paroisse royale Saint-Paul-Saint-Louis, p. 11.

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tendant des Finances, Bouthillier, et les quatre secrétaires d’État s’approchèrent de la Sainte Table et reçurent la communion des mains de l'officiant!. Pour comble de bienfaits, Louis XIII se déclara fondateur de la maison Saint-Louis, à laquelle il attacha toutes les prérogatives des fondations royales ?. Le P. Vitelleschi s'étant empressé de remercier le roi et le cardinal de Richelieu?, ce dernier répondit: « Tout ce que je pourrai en faveur de la Compagnie, je le ferai volontiers. » Quelques mois plus tard il assistait avec les principaux seigneurs de la cour à une représentation théâtrale au collège de Clermont : parmi les acteurs on remarquait Armand de Bourbon, prince de Conti, et Charles- Emmanuel de Savoie, duc de Nemours, heureux de se mêler aux récréations de Érr cp après avoir peiné dans les mêmes études.

Il serait impossible de noter tous les bienfaits de Louis XIII en faveur de la Compagnie; signalons du moins l’un des derniers par ordre de dates, et dont le collège de Metz fut l’objet. Cet établissement avait déjà changé une fois de place5. Lorsqu’en 1637 le P. Lecazre, alors recteur, le transféra dans deux maisons qu'il venait d'acheter rue de la Chèvre. A côté se trouvait un hangar en planches qui, après avoir servi de temple aux Réformés, était devenu un magasin. En 1642 le P. Lelorrain successeur du P. Lecazre, convoita cette bâtisse, sur l'emplacement de laquelle il songeait à construire l’église. À sa requête6, au mois de février, Louis XIII fit don du terrain aux Jésuites « tant pour l’agrandissement et embellissement que commodité » du collège, à condition de « desdommager... d’une somme modérée ceux auxquels les démolitions dudit temple peuvent appartenir? ». Les Protestants ayant obtenu, au mois de juin, un arrêt de surséance, le P. Recteur partit pour Paris, porteur des suppliques les plus

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