‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en France (volume 3)Chapitre 155 sur 375 · Chérot, op. cil., p. 37 et suiv · texte numérisé non relu

Chérot, op. cil., p. 37 et suiv

7. Litterae annuae 1633 (Franciae historia, t. IV, n. 23-24).

8. Inscription manuscrite latine qui se voit encore sur ce prix, Traicté de l'amour de Dieu par St François de Sales (Bibl. nat., Réserve, D, 17599). Cf. Chérot, op. cit., p. 43-44.

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dant deux ans le cours de philosophie. Il eut pour professeur le P. Claude Boucher!, et, à la fin de la première année, il soutint des thèses publiques auxquelles Le prince de Condé voulut assister, moins pour encourager le défendant que pour contrôler le sérieux de la dispute. Afin d'éviter tout soupçon de connivence, il désigna lui-même séance tenante ceux qui devaient argumenter contre son fils. Le jeune philosophe sortit vainqueur du tournoi?. Le 19 juin 1634, le P. Général félicitait le P. Jean- Baptiste Rollin, recteur de Sainte-Marie, de posséder un tel élève. « Le principal ornement de votre collège est ce jeune duc dont le talent et le savoir frappent tout le monde d’étonnement. Pour moi, j'ai pris un vif plaisir au récit que Votre Révérence m'a envoyé de ses disputes publiques que son père en personne était venu relever par sa présence. De ses débuts nous pouvons espérer, avec la grâce de Dieu, quelque chose de grand lorsque l’âge et l'habitude du bien auront affermi sa vertu. »

Une soutenance de Universa Philisophia devait clore la dernière année du cours. Le duc d’Enghien s’y prépara plusieurs mois d'avance et dédia ses thèses au roi, à qui il offrait, disait-il, « les prémices d’une vie impatiente de lui être dévouée 4 ». Cette nouvelle dispute, à laquelle prirent part des prélais et des personnages de distinction, eut un grand retentissement‘. Le prince de Condé y assista, « non en spectateur, mais en juge ». Le triomphe dépassa de si loin les attentes que, dans un recueil de félicitations adressées à M. le Duc, l'Université de Bourges ne craignait pas de le comparer, pour sa précoce sagesse, au roi Salomon 6. Les lettres annuelles de 1635 renferment un bel éloge du jeune prince qui venait de terminer si brillamment ses études : on dirait comme une prophétie de sa gloire future. « Instruit, esprit et caractère formés où domine une piété digne d’un prince très chrétien; il en est tellement imbu qu'elle épanouit en lui toutes les vertus. Débuts d’un heureux augure qui promettent, pour la suite, des prodiges. Sa culture avancée et les solides fondements de ses progrès feront de lui, quand il

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