Litterae annuae 1640 (Campaniae historia, {. II, n
à ÉLÈVES ILLUSTRES. 207
admis en 1632 !. L'année précédente, le jeune abbé François-Paul de Gondi, le futur cardinal de Retz, y avait soutenu, le 6 juillet, son premier acte public. Ses thèses, dédiées 4 son oncle l’archevèque de Paris, embrassaient toutes les branches de la philosophie *.
Henri de Lorraine, second fils du duc de Guise, gouverneur de Provence, étudiait au collège des Jésuites de Reims lorsqu'il fut nommé, en 1629, archevêque de cette ville. Parvenu à la fin de sa théologie à l’âge de 18 ans, il soutint avec éclat, pendant trois jours (les 25, 26 et 27 août 1632), des thèses publiques comprenant cent propositions de Deo uno et trino 3. « Le sieur Du Val, neveu du professeur de Sorbonne et qui lui avait succédé dans la chaire, vint exprès à Reims avec deux autres docteurs et un bachelier de Tholose pour assister aux disputes qui furent ouvertes par le recteur de l’université. Après que Le prince eut prononcé sa harangue en latin, les Sorbonistes disputèrent, puis les docteurs de Reims tant réguliers que séculiers suivant l’ordre de leur réception. L'action finit au troisième jour par un remer- Deere que l'archevêque fit en latin, où rien ne manquoit pour
‘élégance, la justesse des périodes, le choix des beaux mots et la prononciation #. »
Le 28 mars 1635, Henri de Maupas, alors abbé de Saint-Denis de Reims et plus tard évêque du Puy, qui avait subi toutes les épreuves et pris tous ses grades à Pont-à-Mousson, fut promu au doctorat par procureur. « Le mérite exceptionnel du candidat Justifia aux yeux de tous cette faveur inouïe jusque-là dans [cette] Université, bien qu'elle eût des précédents en celle de Paris 5. »
A côté de ces descendants de nobles familles nous citerons quelques autres élèves, illustres par leur mérite personnel et devenus, He titres divers, la gloire des collèges oùils étudiaient de 1631 à 1643. Ainsi nous trouvons au collège de Clermont Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière 6, et Jean Domat que le P. Sir-
1. Lettre du’ P. Binet au P.. Général, 7 déc. 1632 (Francia, Epist. ad. Gen., t. I, n. 94).