‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en France (volume 3)Chapitre 160 sur 375 · Bibl. Mazarine, 5, A, in-fol · texte numérisé non relu

Bibl. Mazarine, 5, A, in-fol

3. Litt. annuae 1632 (Campan. hist., t. I, n. 18). Cordara, Hist. Soc. Jesu, P. NI, I. XVII, n. 212. — Cauly, Hist. du collège des Bons-Enfants, p. 355-356.

4. Histoire de la ville, cité et Université de Reims, t. IV, p. 543. Hénri de Lorraine n'entra pas dans les ordres; devenu duc de Guise par la mort de son frère aîné, il renonca à ses bénéfices.

5. Abram, Hist. de l’Université de Pont-à-Mousson (Carayon, Doc. inéd., V, 510). Cf. Martin, L'Universilé de Pont-à-Mousson, p. 99.

6. Molière eut comme professeur de seconde en 1640-1641 le P. Pierre Salleneufve, peut-être aussi en rhétorique, car ce Père monta l’année suivante à cette classe; mais

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mond, son parent, avait appelé à Paris pour se charger de son éducation. Thomas Corneille, né en 1625, fut élève du collège de Rouen; étant encore en rhétorique, il composa eu vers latins une pièce dont son professeur fut si satisfait qu'il la fit jouer à la distribution des prix‘. En 1644, Daniel Huet, alors âgé de quatorze ans, achevait au collège de Caen ses études littéraires ?. Étienne Baluze, né en 1630, fut élève au collège de Tulle qu'il quitta vers l’âge de seize ans pour aller finir sa philosophie chez les Jésuites de Toulouse ?.

Au-dessus de ces noms célèbres plane celui de l'aigle de Meaux. Jacques-Bénigne Bossuet entra en 1636 au collège des Godrans à Dijon et y resta jusqu’à la fin de sa rhétorique qu'il terminait en 1642 4. Il se signala entre tous, disent ses biographes, par une application singulière, unie à un esprit très vif et très pénétrant. Un de ses professeurs, témoin de sa ténacité au travail, le compara un jour au bœuf qui courbé sous le joug trace un profond sillon, Bos suetus aratro, et le jeu de mots fit fortune parmi ses condisciples 5. Tout le cours de sa vie, Bossuet garda un reconnaissant souvenir des soins qu'il avait reçus des Jésuites. Préchant le 1* janvier. 1687 dans l’église de la maison professe de Paris, il fit l'éloge de ces religieux « à qui la grâce a inspiré ce grand dessein de conduire les enfants de Dieu dès leur bas âge jusqu’à la maturité de l’homme parfait en Jésus-Christ, et qui y font servir tous les talents de l'esprit, l’éloquence, la politesse, la littérature 6 ».

Parmi les anciens élèves de la Compagnie, quelques-uns avaient publié, dans le même intervalle de 1631 à 1643, des ouvrages qui leur conquirent une juste renommée. Un élève de La Flèche, Mersenne, devenu religieux Minime et déjà connu dans le monde savant, accrut encore sa réputation par de nouveaux travaux scien-

comme il y avait deux sections, nous ne pouvons rien affirmer. Ce fut au collège de Clermont que le célèbre comédien gagna les bonnes grâces du prince de Conti son condisciple. M. Dupont-Ferrier nomme, parmi les professeurs de Molière, les PP. Briet et Nau (op. cût., p. 224). ;

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