‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en France (volume 3)Chapitre 166 sur 375 · Baïllet, Vie de Descartes, t. IT, p · texte numérisé non relu

Baïllet, Vie de Descartes, t. IT, p

DE Baillet, op. Cil., p. 70, 78.

3. Lettre dé Descar tes au P. Hayneufve, 22 juillet 1640 (Œuvr es de Descartes, t. TI, p. 97-100).

.4. Baïillet, op. cül., t. II, p. 71-88, 239.

5. Lettre de Descartes au P. Dinet (Cousin, Œuvres de Descartes, t. IX, p. 178).

les « nouveautés ». Enfin le P. Michel-Ange Tamburini promulgua un catalogue de 30 propositions qu'il était formellement interdit d’enseigner!.

8. Protégés par le roi, honorés de la confiance des grands, illustrés par le prestige de leurs anciens élèves, Les collèges de la Compagnie, à cette époque, étaient pour la plupart en voie de prospérité. Ici et là cependant surgirent quelques difficultés, d'ordre intérieur, et qui eurent alors un certain retentissement.

Une lutte d'influence et d'intérêts existait depuis longtemps entre Dôle et Besancon, cités rivales, aspirant toutes deux au premier rang dans la Franche-Comté : ce fut la source d’une foule d’embarras pour les collèges établis dans ces deux villes. Dôle, capitale de la province, ayant Parlement, Chambre des Comptes et Cour des Aides, possédait en outre une Université. Besançon n’en avait point, et fière de son titre de ville impériale et de son archevêché, elle prétendait en fonder une?. Dans la seconde moitié du xvi° siècle, elle obtint du pape Pie IV une Étude de théologie, de droit et de médecine ; mais Pie V révoqua cette concession sur les instances du Parlement de Dôle, et, comme les gouverneurs de Besançon, renoncant au titre d'Université, n'en continuaient pas moins à faire enseigner publiquement par des religieux la philosophie et la théologie, les papes Sixte V, Grégoire XIV et Clément VIII durent renouveler la prohibition de Pie V. En 1611, Paul V à son tour interdit à la cité bisontine, non seulement l'érection d’une Université, mais encore tout enseignement public capable de porter préjudice aux facultés de Dôleÿ. De là le refus, par Le P. Général, en 1611 et en 1612, d’un cours de philosophie au collège de Besançon #. Les officiers municipaux revinrent à la charge en 1630 sans plus de succès?. L'Université de Dôle se croyant de nouveau menacée rentra en campagne et

1. Institut S. J. Congr. XIL, déer. 28. — Congr. XIV, décr. 5. Sur le différend entre Descartes et les Jésuites, voir Dupont-Ferrier, op. cil., p. 178.

2. Labbey de Billy, Hist. de l'Université du Comté de Bourgogne, t. I, p. 79.

3. Beaune et d'Arbaumont, Les Universités de Franche-Comté, p. cerx.

4. Lettres des gouverneurs de Besançon au P. Général, 20 juillet 1611, 15 mars 1612 (Lugdun. fundat. coll., t. II, n. 7, 8).

-5. Des mêmes au même, 1630 (Lugdun. Epist. ad Gen., t. 1605-1754, n. 66, 68). Lettre du P. Général aux Gouverneurs, 15 février 1650 (Gallia, Epist. Gen. ad externos, t. 1613-1672). Voir Délibérations de la chambre de ville (Archiv. comm. de Besancon, Délib., an. 1611, fol. 110, 111, 117; — an. 1612, fol. 151).

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