Voir t. IV, chap. vin, n. 3, p
8. Lettres du P. Général, 8 février et 9 octobre 1631 (Aquitan., Epist. Gen. t. Il).
9. Status Domus prof. Burdigalensis, 1631 (Aquitan., fund. coll., t. I, n. 98).
d’aumônes la pénurie ne fit que s’accroître d'année en année. Privés de la dotation de l’église de Sainte-Colombe et de ses dépendances, que leur avait faite Louis XIII au début de son règne, les Jésuites n'avaient point encore en 1643 « d’habitaton suffisante pour le nombre des ouvriers qui vaquaient à la conversion des âmes ». Ils étaient même contraints d'exercer le ministère dans « de vieux bâtiments tout ruineux », et, « contre la décence et l’honneur de la religion, d'employer pour le service divin des maisons destinées de tout temps à des usages profanes ». Touché de ces considérations, le jeune roi vint à leur secours. Afin qu'ils puissent « faire leurs fonctions dans une église convenable » et acquérir « l’espace nécessaire pour leur logement », il leur donna, à titre de fondation royale, la somme de quinze mille livres à prendre sur la recette générale des finances de Bordeaux.
Les difficultés de divers genres dont nous venons de parler étaient des exceptions. Les autres domiciles de la Compagnie de Jésus en France jouissaient à cette époque d’une sécurité féconde : constructions nouvelles, augmentation du nombre des classes, union de bénéfices, acquisitions importantes, tels sont presque partout les signes d’une évidente prospérité.
1. Lettres patentes de Louis XIV, 1645 (Archiv. Prov. de France). Après beaucoup d'hésitations, les Jésuites acquirent en 1658 l’ancien hôtel de la « Mairerie » ei commencèrent les travaux; la nouvelle église, dite de Saint-Paul, fut bénite le 22 mai 1676 (Lamothe, Compte rendu des travaux de la commission des monuments et documents historiques, p. 45).