Ibidem
une perpétuelle reconnaissance à sa personne et à sa famille !. »
3. À Bourges, comme à Poitiers, le collège avait été dès sa fondation (1575) incorporé à l'Université, dans la Faculté des Arts: le P. Recteur de Sainte-Marie y exerçait même les fonctions de doyen. Grâce à la libéralité de Henri II prince de Condé, l'établissement était devenu de plein exercice en 1625 par la création des cours de Théologie, d'Écriture sainte et d'Hébreu. Afin de pouvoir conférer eux-mêmes les grades théologiques, les Jésuites sollicitèrent alors l'agrégation de l’enseignement supérieur ; mais, pendant dix ans, malgré l'entremise de puissants protecteurs, ils ne, purent l'obtenir ?. La résistance venait: semble-t-il, plutôt des Jacobins que de l’Université.
Le 11 août 1634, à la prière du prince de Condé, une transaction fut signée entre les religieux de saint Ignace et ceux de saint Dominique : chacun des deux ordres aurait quatre voix dans les assemblées universitaires; le décanat de la Faculté de Théologie serait partagé entre les réguliers et Les séculiers ; il appartiendrait une année au Supérieur des Jacobins, une autre au Recteur de Sainte-Marie, et la troisième à un docteur étranger aux deux maisons 3. À vrai dire, le P. Mathurin Régien, représentant des Frères Prêcheurs, n'avait consenti qu'avec peine à cet accord, et seulement en considération de monsieur le prince, bienfaiteur du couvent. Dans la suite, il fit tout pour en retarder l'exécution“. Les Jésuites, au contraire, se sentant soutenus par le Recteur de l'Université, François Broé, avaient hâte de terminer le conflits. Dans une assemblée générale à laquelle 1l assistait comme doyen des Arts, le P. Louis Le Mairat, recteur de Sainte-Marie, exposa son projet d'union approuvé par le P. Général; mais, sur sa déclaration que le serment prêté par les futurs docteurs de la Compagnie ne les obligerait à rien de contraire à l’Institut, il fut accueilli par une fin de non-recevoir 6.