IV. Roma, Archivio Vaticano, Nuziature di Francia, n
V. Archives départementales de la Seine-Inférieure et de la Vienne. VI. Archives communales de Rennes ét d'Amiens.
Sources imprimées : Le Mercure françois, année 1634. — Avenel, Lettres du cardinal de Richelieu. — Sommevogel. Bibliothèque de la Compagnie de Jésus. du collège royal Bourbon d'Aix. — Roverius, De Vita etrebus gestis Francisci de La Rochefoucauld, cardinalis. — Abram, Histoire de l'Université de Pont-à-Mousson. — Cordara, Historia Socielatis Jesus, P. NI. — Ménologe de l'Assistance de France. — Soullier, Les Jésuites à Marseille. — Pra, Les Jésuites à Grenoble. — Ghaussat, Les Jésuites et leurs œuvres à Avignon. — Comptes rendus au Parlement. — Clair, La confrér ie du Saint-Sacrement (Études, t. XLV). — Rébelliau, Un épisode de l'histoire religieuse du XVIIe siècle (Revue des Deux Mondes, 1903). — Massip, Le collège de Tournon. — Floquet, Histoire du Parlement de Normandie. — d'Avrigny, Mémoires chronologiques... — De Curley, Saint Jean-François Régis. — Boschet, Vie du P. Julien Maunoir. — ESéjourné, Histoire du venérable serviteur de Dieu Julien Maunoir.— Nadasi, Annus dierum memorabilium.— Algambe, Heroes et victimae. — Niceron, Mémoires. — Hurter, Nomenclator litterarius. — R. Mère Saint-Pierre de Jésus, Vie de la Mère Jeanne Chézard de Matel: — De Rochemonteix, Le collège Henri-IV de La Flèche. — Pingaud, Saint Pierre Fourier. — E. Bouchard, Les Lingendes. — Bougaud, Histoire de sainte Chantal. — Chatellain,
Denis Petau.
4. Dans les annales des résidences et des collèges, de 1631 à 1643, nous trouvons partout relatée la continuation des œuvres apostoliques déjà signalées dans les périodes précédentes. Si l’on
veut connaître l’activité intérieure d’une maison de la Compagnie en ce temps-là, qu’on lise seulement la supplique adressée au P. Général, vers 1637, par les habitants de Marseille, réclamant le maintien de la résidence: « Dans l’église Sainte-Croix, écrivaientils au P. Vitelleschi, on prêche avec un merveilleux concours tous les dimanches et les jours de fête... On célèbre dans cette même église vingt-cinq à trente messes par jour : les Jésuites n’en recoivent pas les honoraires, ils ont seulement la charge de veiller à ce qu'elles soient dites par des prêtres séculiers qui seuls en retirent toute la contribution. Il y a cinq confesseurs assidus, gens d'âge, de savoir et de probité connue... qui tous les matins des fêtes sont à leur confessionnal de six heures à midi et demi, et les autres jours se tiennent constamment prêts à répondre à l'appel des pénitents et entendent Les confessions avec grande charité et patience. Les malades de tout sexe et de toute condition sont saintement soulagés par les religieux qui résident en cette maison ; il n’y a presque pas de semaine où les Pères ne soient demandés, la nuit, trois et quatre fois pour consoler, confesser ou assister les mourants. La réconciliation et la paix qu'ils procurent fréquement entre membres d’une même famille, le courage qu'ils donnent aux malheureux dans les afflictions publiques ou particulières, leur habileté à déjouer sans cesse Les intrigues des calvinistes, les conversions qu’ils obtiennent, tous ces fruits ‘de leurs labeurs ne sont pas de petits avantanges pour la gloire de Dieu. Nous ne dirons rien de la sainte direction donnée aux personnes de la plus haute piété, qui viennent en cette maison faire des retraites de huit à dix jours : ceux-là seuls qui y ont passé ce saint temps peuvent dire quel bien ils en ont retiré pour leur âme, quel zèle pour le règne de Notre-Seigneur {. »
2. L'œuvre par excellence et la plus chère à la Compagnie de Jésus était sans contredit celle des Exercices spirituels. De tous les points de la France les Supérieures des communautés de femmes s’adressaient au P. Général pour demander des prédicateurs de retraite, et leurs requêtes étaient toujours accueillies favorablement. Les communautés d'hommes recouraient aussi à ce moyen de sanctification. Quelques exemples nous montreront combien il fut efficace.
L'abbaye Augustine de Sixt, près de Sallanches, dans une
1. Lettre des habitants de Marseille au P. Général 1637 (Lugdun., fundat. colleg., t. IV, n. 127). Cf. Soullier, Les Jésuites à Marseille, p. 25-27.
vallée remarquable par ses beautés alpestres, avait été établie en 1156 par le Bienheureux Pontius. Longtemps fidèle à l'esprit du saint fondateur, elle tomba ensuite peu à peu dans un déplorable relâchement. Les abbés s'y succédaient sans parvenir à la réformer, quand l’un d'eux résolut d’avoir recours aux disciples de saint Ignace. Dans les Exercices spirituels qu'ils firent sous la direction des missionnaires du collège de Chambéry, les moines retrouvèrent la ferveur. Ils continuèrent depuis lors à la ranimer chaque année par une longue retraite, et bientôtl'exemple de leur sainte vie édifiait toute la contrée. En 1632 le Bienheureux Pontius, comme pour payer sa dette de reconnaissance, guérit miraculeusement le compagnon du Père qui était venu prècher la retraite annuelle !.
Un Jésuite, le P. Anselme André, prit une part importante à la réforme de l'Ordre de saint Norbert. C’est lui, en effet, qui dirigea dans les voies de la perfection l’illustre serviteur de Dieu Servais de Lairuels ; il le soutint aussi dans son entreprise, lui gagna sespremiers disciples et leur communiqua la ferveur de la règle primitive. Depuis lors, l’abbé de Sainte-Marie des Prémontrés s’adressait toujours aux Pères de Pont-à-Mousson quand il voulait faire donner à ses religieux les Exercices de saint Ignace *.
La réforme des Chanoines réguliers de Sainte-Croix de la Bretonnerie, à Paris, fut confiée au P. Charles Paulin. Vainement, depuis un siècle, l'autorité ecclésiastique avait essayé de raviver les vertus religieuses dans ce couvent, fondation du roi saint Louis. La discipline rétablie en 1641 par le cardinal de La Rochefoucauld ne s'était pas maintenue plus de trois mois : les chanoines de Sainte-Croix, supportant mal la présence des Chanoïmes de la Congrégation de France introduits dans leur monastère, les avaient bientôt renvoyés et prétendaient se réformer euxmêmes ?. Toutefois, sur les instances du cardinal, ils acceptèrent l'aide de religieux étrangers à leur Ordre. Vers la fin de 1642, le P. Charles Paulin, accompagné du P. Jean de La Croix et de deux frères coadjuteurs, fut installé au couvent en qualité de supérieur. Par sa douceur, sa franchise et sa prudence, il se