VI. Paris, Bibliothèque nationale, fonds Dupuy, vol
Sources imprimées : Mémoires de Richelieu. — Le Mercure françois. — Abram, Histoire de l'Université de Pont-à-Mousson.— Lahier, Tableau raccourci de ce qui s'est fait par la Compagnie durant son premier siècle. — Avenel, Lettres du cardinal de Richelieu, — Boyvin, Le siège de la ville de Dôle. — Longin, Éphémérides du siège de Dôle. — Carrez, Catalogi provinciae Campaniae. — Mi de Beauveau, Mémoires pour servir à l’histoire de Charles IV, duc de Lorraine. — Cordara, Historia Societatis Jesu, P. NI. — Oroux, Histoire écclésiastique de la cour. — Charvéria, Histoire de la Guerre de Trente ans. — Bougeant, Histoire des guerres et des négociations qui précèdèrent le traité de Westphalie. — Digot, Histoire de la Lorraine. — Dom Calmet, Histoire ecclésiastique et civile de Lorraine. — D'Haussonville, Histoire de la réunion de la Lorraine à la France. — E. Martin, L'Université de Pont-à-Mousson. — Labbey de Billy, Histoire de l'Université du Comté de Bourgogne. — Richard, Histoire des diocèses de Besancon et de Saint- Claude. — Des Robert, Campagnes de Charles IV. — Topin, Louis XIII et Richelieu. — D’Aumale, Histoire du Prince de Condé.
1. Par la ruine politique des protestants et l’abaissement des grands seigneurs, Richelieu avait accompli déjà une partie
de la tâche qu'il s’était imposée en prenant le pouvoir. Il va COMPAGNIE DE JÉSUS, — T, V. 1
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maintenant redoubler ses efforts contre la maison d'Autriche et lui susciter des ennemis au-delà du Rhin!. L'opposition que rencontra en Allemagne l’Édit de restitution des biens ecclésiastiques lui parut une occasion favorable. Il fit d’abord briller devant les yeux du nouvel électeur de Bavière la couronne impériale, et Maximilien conclut le 16 novembre 1630, sinon contre l’empereur Ferdinand, du moins sans lui, une alliance secrète avec la France. Peu de temps après, lé 23 janvier 1651, le roi de Suède, qui venait de pénétrer en Allemagne, signa au camp de Bernwald dans l'électorat de Brandebourg, un traité d'alliance offensive et défensive avec le roi Très Chrétien. Gustave-Adolphe s’engageait à entretenir une armée de trente mille hommes, et Louis XIII promettait de fournir une somme de douze cent mille livres tous les ans. On n’avait en vue, disaiton, que d'assurer les droits des princes et la sécurité des royaumes voisins de l’Allemagne ; on passait sous silence le but véritable : abattre la puissance de l’Autriche. Par une clause spéciale, le culte catholique devait être maintenu dans les lieux où il était en exercice, mais non rétabli dans ceux où il avait été supprimé. La neutralité était accordée au duc de Bavière et aux princes de la ligue qu’il commandait?.
On a beaucoup reproché à Richelieu cette alliance avec le champion du protestantisme. Il a donné pour excuse qu'il n’avait traité que six mois après l’entrée des Suédois en Allemagne, et qu'il avait prévenu « le préjudice de la religion catholique » en obligeant Gustave-Adolphe « à n’en point troubler l'exercice dans tous les lieux de ses conquêtes? ». Mais n’était-ce pas trop demander à celui qui se considérait comme le plus protestant de tous les rois? Après avoir d’abord gardé une certaine réserve, le prétendu défenseur de la liberté germanique transforma bientôt une guerre politique en guerre religieuse, afin de se procurer des alliés parmi les princes luthériens. L’un des plus importants, l'électeur de Saxe, Jean-Georges, se joignit à lui, et tous deux livrèrent le 17 septembre 1631, à l’armée impériale et catholique commandée par Tilly, la grande et décisive bataille de Leipzig“.
1. Sur les origines de la guerre de Trente ans voir Hanotaux, op cût., t, IL, à 2. Bougeant, Histoire des guerres et des négociations qui précédèrent le traité de Westphalie, t. I, p. 160, 161.