‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en France (volume 3)Chapitre 3 sur 375 · Testament polilique, première partie, p · texte numérisé non relu

Testament polilique, première partie, p

4. Richelieu, Mémoires, t. Il, p. 348. — Charvériat, Hist. de la guerre de Trente ans, t. IL, p, 103. — Bougeant, op. cit., p. 171-179. :

Or cette victoire ouvrait au roi de Suède une partie des contrées où la Compagnie de Jésus avait établi les Provinces de la Germanie supérieure, du Rhin inférieur et du Rhin supérieur.

Erfurt, où Gustave-Adolphe était entré après la bataille de Leipzig, dut rompre toute relation avec l'archevêque de Mayence, son souverain, et prêter serment de fidelité au vainqueur. Le clergé catholique fut accablé d'impôts et il fallut l'intervention du conseil de ville pour empêcher l'expulsion des religieux. Les Jésuites, informés de l'irritation du roi, allèrent se Jeter à ses genoux. Il les reçut d’un air sévère, leur reprocha en termes vagues les prétendus troubles qu’ils avaient causés, le sang, disait-il, qu'ils avaient versé, et les somma de ne plus se mêler désormais de politique. Ils auraient pu facilement se disculper et le tentèrent, mais le roi ne voulut rien entendre.

D'Erfurt Gustave-Adolphe, toujours victorieux, s’avança dans la Franconie, « d’où nous fûmes chassés par lui, raconte le P. Lahier, ni plus ni moins que les arbres qu’emporte la violence d’un torrent? ». IL établit ensuite ses quartiers d'hiver à Francfort et à Mayence.

Au mois de mars 1632 il envahit la Bavière « et fit sentir aux ennemis qu'il n’étoit pas, comme ils le publioient, un roi de neige qui devoit fondre au printemps? ». Après l’occupation d'Augsbourg « Sa Majesté suédoise, pour mieux s'assurer de la place, résolut de prendre serment de fidélité des religieux et de tout le clergé... Plusieurs estimoient que tous les ecclésiastiques feroient ce serment, veu qu'il ne regardoit seulement que les affaires politiquest ». Néanmoins les Jésuites et quelques autres ne voulurent pas s’y soumettre, « de sorte que, le neuvième jour ensuivant, sortirent de la ville plus de deux cents religieux et ecclésiastiques lesquels furent escortez et conduits à Lansberg”® ».

Au commencement du mois de mai, Gustave-Adolphe entrait à Munich. « Sa Majesté, dit Le Mercure, y voulut voir l’église des Pères Jésuites et leur collège, le plus superbe qu'ils avent en tout leur ordref. »} Le P. Recteur lui adressa un discours

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