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tillon-le-Roi, et deux ans plus tard elle y ajoutait le don d’une maison pour le logement des prédicateurs !.
Outre ces missions périodiques et régulières, nombreuses étaient les expéditions apostoliques entreprises soit sur la propre initiative des Jésuites, soit sur la demande d’évêques ou de curés qui faisaient appel pour une fois à leur concours désintéressé. Ainsi fut évangélisé le diocèse de Vienne avec l'autorisation de M: Pierre de Villars?; l’île de Ré, à la prière du curé de Saint- Martins: le diocèse de Périgueux, pour remplir les vœux de M. Richard, chanoine de la cathédrale, qui avait laissé à cette fin, par testament, quatre cents livres de rente.
A cette époque l’utilité des missions ne faisait de doute pour personne. Richelieu la comprenait si bien qu'il songea en 1638 à en organiser dans tout le royaume; regardant la Compagnie de Jésus comme la plus propre à lexécution de son dessein, ce fut à elle qu’il s’adressa; il promit d'entretenir pendant six mois de l’année cinquante religieux destinés à cet important ministère5. Après avoir bien müri son projet, il Le soumit à l'approbation du roi. Louis XIII y consentit avec empressement, voire même recommanda l’entreprise par une lettre collective aux évêques. « Monsieur l’évèque, disait-il, mon cousin le cardinal de Richelieu m’ayant faict entendre le dessein qu'il a d’establir des missions des Pères de la Compagnie de Jésus en tous les lieux de mon royaume où ils pourront s'employer utilement à l’instruction chrestienne età l'édification de mes sujets, et de pourvoir de son bien à tous les frais de ces missions, en sorte qu’elles ne seront à aucune charge ny despense au peuple ny à quelque personne que ce puisse estre, j’ay grandement approuvé un Sy louable et sy utile establissement.
« Et bien que je ne doubte pas que vous ne soyés de vousmesme assez disposé à le faire réussir en tout ce qui: peut despendre de vous, néantmoins j'ay bien voulu vous tesmoigner par cette lettre, comme je désire grandement d'en voir les bons effects... et que mon intention est que vous receviés sans aucune
1. Patentes du 5 avril 1638 (Ibidem). Cf. Comptes rendus, t. VI, p. 608-609.