‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en France (volume 3)Chapitre 21 sur 375 · Ibidem, p, 123. — Dom Calmet, t. II, p · texte numérisé non relu

Ibidem, p, 123. — Dom Calmet, t. II, p

Quand il s’agit de conclure un accord avec le roi, une de ses premières demandes fut qu’on voulût bien reconnaitre la légiimité de son second mariage. On lui répondit que le Pape étant saisi de l'affaire, on ne pouvait intervenir dans une matière si délicate! Par une convention du 21 mars, Charles IV promit « pour lui, ses successeurs et ayans cause, d’estre à l’advenir, et

pendant le cours de la guerre et pendant la paix, inviolable-

ment attaché aux intérêts » de la France. Louis XIII consentit à le rétablir dans ses États « moyennant qu'il fit hommage du duché de Bar ». Les fortifications de Marsal seraient rasées; les places de Clermont, Stenay, Jametz et Dun demeureraient en propriété au roi, qui conserverait également Nancy jusqu'à la paix générale. Le 2 avril, dans la chapelle du château de Saint- Germain, le duc fit serment solennel d’accomplir fidèlement le traité de Paris *.

De retour dans ses États, Charles IV ne put résister aux larmes de Béatrix le suppliant de la produire en souveraine aux yeux des populations. Ils parcoururent ensemble la Lorraine, accueillis sur leur passage avec le plus chaleureux enthousiasme”. Le dimanche 2 juin 1641, le duc, après huit années d'absence, revint visiter Pont-à-Mousson. L'Université avait repris sa physionomie habituelle. Les deux cours de théologie avaient été rouverts en 1638, et les classes de lettres reconstituées d’une facon régulière en 1640. La réception du souverain, rapporte le P. Abram, « donna lieu à des transports d'une telle joie de la part de toutes les classes de la société, que le récit en paraîtrait incroyablei ». Le recteur, accompagné de trois docteurs en théologie, de deux docteurs en droit et des autres professeurs et officiers de l'Université en grand costume, alla à la rencontre du duc, hors des portes de la ville, et Son Altesse, avant de se rendre à l'hôtel qu'on lui avait préparé, entra dans l'église du collège. Le vendredi suivant les élèves représentèrent un drame qui satisfit tout la cour, et Charles accepta, avec les princes de son entourage, un goûter servi dans le réfectoire de la communauté5. Le calme dont on jouissait alors permit de faire l'ouverture des classes à l’époque accoutumée, avec toutes les solennités

1. Bazin, Hist. degFrance sous Louis XIII, t. IV, p. 268. ; >. Godefroy, op. cùt., t. IT, p. 922-934. — Don Calmet, t. IIE, preuves, col. DXX-

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