‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en France (volume 3)Chapitre 22 sur 375 · Ibidem. p. 529. Cf. Martin, op. cif., p · texte numérisé non relu

Ibidem. p. 529. Cf. Martin, op. cif., p

d'usage ; mais ces jours heureux ne devaient pas durer bien longtemps.

17. Ni l'expérience ni Les revers n'avaient appris à Charles IV le respect de la foi jurée : quatre mois ne s'étaient pas écoulés depuis le traité de Paris qu’il pactisait de nouveau avec les ennemis de la France. Le châtiment ne se fit pas attendre. Des ordres furent envoyés à M. du Hallier pour occuper entièrement la Lorraine, et des instructions adressées à notre ambassadeur auprès du Saint-Siège pour soutenir les intérêts de la duchesse Nicole !. Déjà le duc Nicolas-Francois, réfugié à Vienne, avait provoqué les principales cours catholiques de l’Europe à demander au Saint-Père de réprimer le scandale que son frère donnait à toute la chrétienté. L’insistance de Louis XIII et de Richelieu déterminèrent le Pape à prendre une décision qui ne pouvait être douteuse. Le 23 avril 1642, Urbain VII fulmina contre le duc de Lorraine et Béatrix de Cusance une bulle d’excommunication qui leur fut notifiée par l'archevêque de Malines”. En vain Charles voulut-il protester contre la censure du Saint-Siège, qu’il déclarait contraire au droit canonique et attentatoire aux privilèges des ducs de Lorraine. En vain ordonna-t-il au procureur général de son Conseil souverain d’interjeter appel du Pape mal informé au Pape mieux informé #. Le Souverain Pontife consentit à recevoir l'appel, mais à la condition que le duc se ferait relever de l'excommunication, et se séparerait de la princesse de Cantecroix, avant d’être admis à faire entendre ses raisons en cour de Rome,

Nous n'avons pas à nous occuper de ce procès; il fut très long, car en 1654 seulement le tribunal de la Rote prononca la validité du mariage avec Nicole ; disons seulement qu'à cette époque le duc Charles IV n'était plus en bons termes avec Béatrix”®, et revenons au P. Cheminot,

Il n'avait pas obéi, nous l'avons vu, aux injonctions répétées du P. Général, et regardant l'autorité du duc de Lorraine comme

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