‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en France (volume 3)Chapitre 227 sur 375 · Le Mercure françois, t. XIX, an. 1633, p · texte numérisé non relu

Le Mercure françois, t. XIX, an. 1633, p

+ De Charlevoix, Histoire... de la Nouvelle France, t. I, p. 176. - Le Mercure francois, p. 803.

tation aux mains du nouveau gouverneur. Cet événement remplit de joie les habitants qui aimaient et admiraient le fondateur de la colonie !.

Après la capitulation de 1627, Champlain avait promis d'éleverune chapelle sous le vocable de Notre-Dame-de-Recouvrance si les Français recouvraient leurs possessions. L'année même de son retour, il accomplit son vœu. La chapelle construite près du fort Saint-Louis devint la première église paroissiale de Québec. On établit tout auprès une petite résidence pour la desservir *. On y disait tous Les jours plusieurs messes basses; le dimanche et les jours de fête on chantait la grand’messe et les vêpres. Audessus du maitre-autel on avait placé une image de la Vierge retrouvée parmi les débris du naufrage dans lequel avait péri le P. Noyrot. À Notre-Dame-de-Recouvrance, dès Le débat, les sacrements étaient très fréquentés : tout le monde:communiait aux grandes fêtes, et les principaux colons, congréganistes de la Sainte Vierge, le faisaient au moïns tous les mois ?.

Un autre soin du gouverneur fut d'empêcher les Anglais de continuer la traite avec les sauvages qu'ils attiraient vers l’embouchure du Saint-Laurent #. Pour faire cesser tout trafic de ce genre, il résolut de fermer le passage aux canots des indigènes. De concert avec M. Du Plessis il construisit des fortifications dans la petite île de Sainte-Croix, quinze lieues au-dessus de Québec, et nomma cetilot Le Fort de Richelieu en l'honneur du cardinal”.

Grâce au zèle des missionnaires, secondés par Champlain, l'avenir de la colonie s’annoncçait sous d'heureux auspices. D'ailleurs la Compagnie des Associés, comme Louis XIIT et ses ministres, entendait faire œuvre religieuse autant que nationale. Elle attachait plus de prix au choix qu'au nombre des colons, ear elle voulait avant tout former de bons catholiques, propres à inspirer aux infidèles du respect pour la foi que prêchaient les Jésuites. Champlain et Du Plessis donnaient les premiers l'exemple d’une vie foncièrement chrétienne, et la simplicité évangélique qui régnait alors dans la colonie rappelait les beaux temps de la primitive Église6. « Un étranger visitant

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