‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en France (volume 3)Chapitre 226 sur 375 · Le Tac, op. cût., p. 170, note · texte numérisé non relu

Le Tac, op. cût., p. 170, note

6. Lettre du P. Le Jeune au P. Général, 27 juillet 1633 (Histor. miss. Canad., 1611- 1659, n. 10).

7. Lettre du P. Lalemant au P. Charlet, 1°* mai 1632 (Ibidem, n. 8).

8. Le Mercure françois, t. XNIII, an. 1632, p.56. — Creuxius, Hist. Canad., p. 105.

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mission, prit possession de l’ancienne résidence de Notre-Damedes-Anges, à moitié brûlée par les Anglais.

Né à Châlons-sur-Marne en 1592, de parents calvinistes, Paul Le Jeune, encoré enfant, fut conduit par la grâce à connaître la vérité que possède seule l'Église romaine. A seize ans, malgré l'opposition de sa famille, il embrassa la foi catholique, et à vingt-deux ans il entrait dans la Compagnie de Jésus au noviciat de Rouen, Il était supérieur de la résidence de Dieppe quand il fat choisi pour reconstituer la mission de la Nouvelle France, Ame ardente et caractère énergique, il avait toutes les qualités d’un chef et d’un organisateur : don d'observation, sens pratique, esprit d'initiative, sagesse et constance dans les desseins. La vertu, chez lui, était au service d’une belle intelligence dont il a laissé des traces lumineuses dans ses écrits.

Pendant que le P. de Nouë, à la tête d'ouvriers venus de France, réparait les bâtiments de Notre-Dame-des-Anges, défrichait et ensemencait les terres, le P. Le Jeune prodiguait les secours religieux aux colons, et, tout en faisant le catéchisme aux petits sauvages, commençait d'apprendre leur langue ?. Emery de Caen, de son côté, s'efforçait de relever de ses ruines la colonie qui, même avant l'occupation anglaise, était loin d’être brillante « Un poste au Cap-Breton, le fort de Québec environné de quelques méchantes maisons et quelques baraques, deux où trois cabanes dans l’isle de Montréal, autant peut-être à Tadoussac et en quelques autres endroits sur le fleuve Saint-Laurent pour la commodité de la pêche et de la traite : un commencement d’habitation aux Trois-Rivières et les ruines de Port-Royal, voilà, dit Charlevoix, en quoi consistait alors la Nouvelle France3. » Mais tout allait bientôt changer de face. Champlain arrivait.

2. Nommé, le 1° mars 1633, lieutenant du roi en toute l’étendue du Saint-Laurent, il partit le 23 du même mois avec trois vaisseaux{. Il emmenait deux Jésuites, les PP. Massé et de Brébeuf, deux cents personnes, tant matelots que colons, et des provisions en abondance. On relâcha le 5 mai à Sainte-Anne du Cap-Breton où se trouvaient les PP. Daniel et Davost. Le 93 la flottille mouilla devant Québec, et de Caen remit le fort et l’habi-

- Ménologe de l'Assist. de France, t. I, p. 138.

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