Creuxius, ist. Canadensis libri decem, p
4. Ibidem. Lettre du P. Général au P. Buteux, 7 mai 1634 (Francia, Epist. Gen., TV).
5. Lettre} du P. Julien Perrault au P. Général, 19 nov. 1634 (Hist. miss. Canad., 1611-1659, n. 166).
Me inv à
Charles Dumarché, Isaac Jogues, Georges d'Endemare et les FF. Ambroise Cauvet, Louis Gaubert, Jacques Ratel; en 1637 les. PP. Claude Pijart, Nicolas Gondoïn, Jacques de La Place, Charles Raymbault; en 1638 Les PP. Jérôme Lalemant, François du Péron, Simon Le Moyne; en 1639, les PP. Jacques Ragon, Pierre- Joseph-Marie Chaumonot, Joseph-Antoine Poncet de La Rivière, et les FF. Dominique Scot et Claude Juger; en 1640, les PP. Joseph-lmbert du Péron, René Ménard, Jean Dolebeau, et les FF. Francois Azon et Christophe Regnaud; en 1641, le F. Ambroise Brouet; en 1642, le P. Francois-Joseph Bressani; en 1643, les PP. Noël Chabanel, Gabriel Druillettes, Léonard Garreau, Martin de Lyonne!.
Le Canada comptait en France de nombreux amis. Des âmes charitables, désireuses d’avoir part aux mérites de ses apôtres, envoyèrent des aumônes, soit pour les missions, soit pour l'instruction des Français et des sauvages. Plusieurs communautés faisaient des offres de services; des religieuses s’engageaient par vœu à soigner les malades, à élever les jeunes filles de la Nouvelle France. De puissants protecteurs, à l’exemple de Richelieu, songeaient à fonder en ce pays des établissements de bienfaisance et de charité ?. On se rappelle que dès l’année 1626 le marquis de Rohault de Gamaches, à l’occasion de l'entrée de son fils au noviciat, avait donné aux Jésuites une somme de seize mille écus à la charge de s’employer à l’enseignement religieux des colons ?. La prise de Québec par les Anglais, en 1629, n'avait pas permis de réaliser immédiatement ce généreux dessein. Le P. Le Jeune, aussitôt après son arrivée, en pressa l’exécution, et rêva la fondation d’un véritable collège. En 1635, Le P. Général approuva cet établissement“ qui eut des débuts bien modestes : Les PP. Lalemant et de Quen se mirent à enseigner le catéchisme aux jeunes Français. La donation de M. de Gamaches n’exigeait pas autre chose 5; cependant, à la demande des familles, on ajouta successivement des leçons de lecture et d'écriture et les éléments du latin 6. Plus tard on parcourut le cercle complet des études
1. The Jesuit Relations and allied Documents, t. LXXI, p. 137-146.
2. Lettre du P. Le Jeune au card. de Richelieu, 1 août 1633 (Ibidem, t. VIT, p. 238, 244). Cf. Archives, des Affaires Étrangères, Amérique, Mémoires, 24, fol. 162-