‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en France (volume 3)Chapitre 314 sur 375 · Ibidem, p · texte numérisé non relu

Ibidem, p

NOUVELLES QUEÉRELLES RELIGIEUSES. 417

mortels ou véniels, et en quelle façon le confesseur doit interroger Son pénitent. Ce livre eut plusieurs éditions successives ; celle de 1639, la cinquième, attira l'attention de l'autorité ecclésiastique!. Elle fut mise à l’Index avec la Pratique du droit canonique du même auteur, par décret du 26 octobre 1640°.

Dans la séance du 12 avril 1641, l'assemblée du clergé, après avoir entendu le rapport des commissaires désignés pour l’examen des livres du P. Bauny et le décret de la congrégation de l’Index qui les condamnait, résolut unanimement qu'ils méritaient la censure. Elle fit aussi prier le Souverain Pontife d’interposer son autorité afin que personne n'écrivit plus de cas de conscience en langue vulgaire. Et parce que ces livres s'imprimaient en vertu de certains privilèges généraux accordés à quelques ordres

religieux, elle nomma des députés pour demander au roi la

révocation de ces privilèges3,

La Somme des péchés avait été dénoncée aussi à la Faculté de Théologie de Paris, laquelle désigna plusieurs docteurs pour l’examiner. Dans son assemblée ordinaire du 1° juillet 1641 on lut quatorze propositions extraites de cet ouvrage, avec les notes et censures qu’elles paraissaient mériter‘: mais on renvoya à un autre temps le jugement du livre, et, afin que les docteurs pussent se mieux préparer à donner leur avis, on remit à chacun d'eux une copie des propositions incriminées et des censures proposées. Or, peu après, survint une opposition imprévue : le chancelier demanda communication des pièces et défendit à la Faculté de rien publier avant qu'il en eût écrit au roi Très Chrétien et au cardinal de Richelieu. En vain les docteurs, dans l'assemblée ordinaire du 1” août, prirent la résolution de s'adresser au cardinal pour obtenir que la défense fût levée. En 1644 la censure n'avait pas encore paru.

Le P. Louis Cellot professait l’Écriture Sainte au collège de La Flèche quand éclata, à propos des livres anglais, la guerre déclarée à la Compagnie de Jésus par l’abbé de Saint-Cyran. Le Petrus Aurelius et le livre du docteur Hallier sur la hiérarchie ne pouvaient rester sans réponse. Le P. Cellot entreprit

1. Lettre de Barberini à Scotti; 21 mai 1640 (Archiv. Vat., Nunz. di Francia, n. 86, fol. 210-212).

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