‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en France (volume 3)Chapitre 348 sur 375 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

premier siècle de la Compagnie, la meilleure réponse était de montrer la conduite, à leur égard, d’un monarque comme Henri IV et d’un premier ministre comme le cardinal de Richelieu. Nous l'avons fait avec tout le calme et toute la sincérité possibles : pour tout lecteur de bonne foi la cause est entendue. Quant à l'influence des religieux de la Compagnie de Jésus, en France, au xvu siècle, elle est indéniable. Avec leurs nombreuses résidences, leurs nombreuses congrégations d'hommes, leurs très nombreux collèges où se pressent chaque année de k0 à 45.000 jeunes gens, ils ont eu une part considérable sur la formation des esprits. Oserons-nous dire qu’ils ont préparé le grand siècle? Un historien sagace et averti, M. Louis Madelin, ne craint pas de l’affirmer. Parlant de l'avènement de Louis XIV et de la génération que le jeune roi trouvait devant lui, il s'exprime ainsi :

« Voici le règne des sages. En masse, le siècle restera sage. Il a le goût de l’autorité, de toutes les autorités : Dieu, le Roi, la Tradition, la Loi, la « Règle ». | « L'éducation a formé ce goût. Les Jésuites en sont les maitres... Dans la seule province de Paris, 13.000 élèves par an Se courbent sous la férule, d’ailleurs douce, de la célèbre Société. Qu'enseigne-t-elle? Une religion imperturbable s’il s’agit de l'âme, et, s’il s’agit de l'esprit, l'antiquité grecque et latine, surtout la latine, mais une antiquité qui elle aussi enseigne la règle.

« Ainsi, à l’origine, deux sources de discipline : la chrétienne et l'antique. De cette éducation le siècle est sorti grave, prenant fort au sérieux la vie et la mort!.»

\ . fe ! , 1. Louis Madelin, L'Avènement du grand roi, dans la Revue Universelle, 15 février 1924, p. 493 et s. Extrait d'un futur tome de l’Histoire de la nation française sous la direction de G. Hanotaux (Histoire politique).

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