‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en France (volume 3)Chapitre 42 sur 375 · Voir t. IV, p. 105et s · texte numérisé non relu

Voir t. IV, p. 105et s

9. Lettres de Barberini à Bolognetti, 11 sept., 10 oct. 1635, 2 janv. 1635 (Archiv. Vat., Nunz. di Francia, n. 82, f. 216, 217, 232, 233; n. 83, Î. 5).

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Bolognetti promit d'y employer la plus grande diligence! et, de fait, il n’épargna aucune démarche auprès du roi, du cardinal de Richelieu et des prélats affectionnés au Saint-Siège, Parmi ceux-ci, le plus capable de le seconder, le cardinal de La Rochefoucauld, ne prit aucune part aux travaux de l'assemblée, malgré l’invitation qu'il en avait reçue; on ne peut douter néanmoins qu'un homme si vertueux, si estimé de tous, n'exercât, même du dehors, une réelle influence sur la plupart de ses colègues,

Le premier objet dont s’occupèrent les députés du clergé fut le mariage de Gaston d'Orléans avec la princesse Marguerite de Lorraine. Louis XIII et son ministre en niaient la validité. Nous avons dit déjà qu’entrant dans leur vue, le Parlement de Paris, après une procédure de huit mois, avait déclaré le mariage de Monsieur « non valablement contracté? »; arrêt qui ne donnait point d'inquiétude à Gaston, car, disait-il, c’était aux tribunaux ecclésiastiques de se prononcer en cette matière, et, vu la qualité de son rang, l'affaire ne pouvait être décidée, suivant les anciens usages du royaume, que par le Souverain Pontife. Toutefois les termes du traité d'Écouen par lequel, peu de temps après, Monsieur prépara son retour en France, avaient créé une équivoque : le prince et le roi avaient promis « de se remettre sans délay, pour la validité ou nullité dudit mariage, au jugement qui interviendrait, de la manière que les autres sujets du roi ont accoutumé d'être jugés en tel cas selon Les lois du royaume® ». En vertu de cet accord, Louis XIII profita de l'assemblée générale du clergé pour engager une nouvelle procédure : un jugement rendu par ce tribunal ecclésiastique aurait, dans l'espèce, une portée bien plus haute que celui du Parlement. ÿ ;

Donc, dans la séance du 16 juin, après lecture d’une lettre du roi, le sieur Brulart de Léon, l’un de ses conseillers, fut introduit et alla remettre à l’archevêque de Bordeaux, président, un pli contenant ce qui suit : « Proposition faite par Sa Majesté à Messieurs les prélats et autres ecclésiastiques... sur laquelle Elle désire leur advis, sçavoir : si les mariages des princes du sang qui peuvent prétendre à la succession de la couronne, et

1. Lettre de Bolognetti à Barberini, 31 juillet, 28 août 1635 (Jbidem, n. 82, f. 169, 201, 202, 221).

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