‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en France (volume 3)Chapitre 84 sur 375 · Origines · texte numérisé non relu

Origines

2. Lettre du P. Général au P. Armand, 10 avril 1631 (Campan., Epist. Gen., t. I). 3. Lettres du P. Général au P. Maillard, 27 août 1633, 14 août 1634 (Campania, Epist. Gen., t. I). Cf. Carrez, Catalogi Prov. Camp., t. I, p. vu. . &. Voir plus haut, chap. 1, n..6, p. 18.

5. Ménologe de l'Assistance de France, 1. 1, p. 228. 6. Ibidem.

le nom de Notre-Dame-de-Bon-Secours; mais l’origine de cette maison remonte à l’année 1628.

Le grand collège de la Trinité ne suffisait plus aux besoins de l'instruction; d’ailleurs il était d’un difficile accès pour les enfants qui habitaient les anciens quartiers de la rive gauche de la Saône. Les Pères songèrent donc à établir, du côté de Fourvière, un second collège destiné aux écoliers les plus jeunes. Ils parvinrent à réaliser ce projet grâce à la générosité de Gabrielle de Gadagne, veuve de Melchior Mite de Chavrière, marquis de Saint-Chamond, lieutenant du roi. Le 15 novembre 1628, elle fit don d’une somme de vingt-quatre mille livres et y ajouta un peu plus tard trois autres mille livres pour achat d'argenterie et de vases sacrés?. Bien que tout cela ne püt suffire à une entière fondation, le P. Vitelleschi voulut bien accorder à la donatrice les droits et privilèges concédés par la Compagnie aux fondateurs demaison”.

Restait à obtenir l'autorisation des consuls, fondateurs du grand collège, qui redoutaient avec une susceptibilité jalouse tout établissement rival. Ils ne voulurent rien décider sans en avoir conféré d’abord avec le gouverneur de Lyon, les compagnies de justice et de finances, les recteurs de l’'Aumônerie générale et de l’Hôtel-Dieu*. Enfin le 17 septembre 1630, la ville donna son consentement, mais à des conditions assez onéreuses : Il n’y aurait que trois basses classes ; — les Pères ne pourraient établir dans le lieu destiné à ce petit collège ni dans une autre partie de la ville « aucune maison professe de leur ordre ou autre séminaire quelconque »; — outre la chapelle et les bâtiments nécessaires aux trois classes et au logement des professeurs, on ne pourra entreprendre d’autres constructions « pour y tenir autres Pères soubs quelque prétexte et occasion que ce soyt », — les Jésuites ne pourront accepter de donations que jusqu’à la concurrence de quatre mille livres par an, et le surplus sera réservé au grand collège6. Les Pères et la fondatrice acceptèrent ces restrictions que Louis XIII formula dans ses patentes du 8 octobre?.

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