Noltit, IV, p
6. Cf. Le Bret, Histoire de Montauban, t. IF, notes, p. 378, 380. Sur les anciennes écoles, voir Devals, Les Ecoles publiques à Montauban du X° au XVE siècle, p. 2, 4.
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à Montauban, François de Vérthamon, intendant de justice en Guyenne, et Jean de Séguier de Béos. Ces messieurs ne crurent pas devoir la trancher : ils décidèrent que les catholiques se pourvoiraient devant le roi; en même temps ils rétablrent l’évêque « au droit à lui attribué par les lettres de Sa Majesté de nommer les régens dudit collège tels que bon luy semblera conjointement avec les consuls et les habitans' ». Une mesure si favorable aux catholiques ranima leur espoir. Déjà ils négociaient avec le P. Vital Théron, supérieur de la mission”, quand Louis XIII répondant à leur attente déclara, le 19 octobre 1631, que le collège serait désormais mi-parti?.
Les protestants s’élevèrent de toutes leurs forces contre le partage: à la nomination des régents par l’évèque, ils opposèrent la prescription, sous prétexte que ce droit n'avait pas été exercé depuis cinquante ans #. Pour briser leur résistance, il fallut deux années de lutte et plusieurs arrêts du conseil, « Et parce qu’on sçait bien, disait un de ces arrêts, qu’on ne sçauroit trouver de personnes qui s’acquittent mieux de ceste charge [d'enseigner que les Pères Jésuites, qui sont en la mission de la ville, Sa Majesté veut que les places des catholiques soient remplies de trois régents de {leur] Compagnie’. » Dans la crainte que les arrêts ne suffisent pas, Louis XIII chargea deux conseillers du Parlement de Toulouse, MM. Simon d'Olive et Samuel de Scorbiac, de se rendre à Montauban et de veiller à l'exécution de ses volontés. Le 30 décembre 1633, dans une assemblée du conseil de ville, les commissaires exposèrent leur mandat, et aussitôt éclatèrent de bruyantes discussions. Le syndic de l'Académie réclama contre le partage de la régence, et celui des calvinistes contre le partage du collège, bâti, disait-il, aux seuls frais de ses coreligionnaires. — « Vous oubliez, répliqua le syndic des catholiques, que le terrain sur lequel on a construit, appartenait à l'hôpital des pauvres et que les matériaux provenaient des monastères détruits6. » On se sépara sans rien conclure. Néanmoins, dans
1. Ordonnance de MM. de Verthamon et de Séguier, 31 mai 1631 (Archives de Tarn-et-Garonne, G, 69).
2. Lettre du P. La Caze au P. Général, 30 novembre 1631 (Tolos., Fundat. Colleg., {. II, n. 94).
3. « De ortu, fundatione et progressu collegii Montalbanensis » (Lugd., Hist. Prov., Un)