‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en France (volume 3)Chapitre 93 sur 375 · De ortu... », déjà cité · texte numérisé non relu

De ortu... », déjà cité

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une Ordonnance du 4 janvier 163%, les commissaires déclarèrent que la moitié du bâtiment du collège serait occupée par les Pères Jésuites qui auraient la rhétorique, la troisième et la cinquième classe, tandis que la seconde, la quatrième et la sixième resteraient aux protestants. Le professeur de rhétorique exercerait en même temps les fonctions de principal!. Un tel partage assurait la prépondérance aux catholiques dans un collège où, depuis sa fondation, les réformés avaient toujours été maîtres absolus. En vain demandèrent-ils que les élèves de leur religion ne fussent pas tenus à suivre les classes des Jésuites; ils durent d’abord se soumettre. On leur accorda seulement l'assistance d’un de leurs professeurs pour l'examen de passage d’une classe à une autre, afin que le principal catholique n’eût pas seul la décision *. Nous verrons bientôt à quels moyens ils éurent recours pour obtenir, malgré le partage et la cohabitation, une indépendance presque complète.

Le 5 janvier, les Pères furent mis en possession de leurs classes et, deux jours après, d’une partie des bâtiments. Toutefois l'ouverture solennelle des cours n’eut lieu que Le 23 janvier, dans la grande salle du collège où le P. Dupuis, professeur de rhétorique, le P. Gras, régent de troisième, et le P. Vallat, régent de cinquième, prononcèrent des discours très applaudis. « L'assemblée, dit un témoin, fut aultant honorable qu’on pouvoit désirer en ceste ville, car M. de Montauban nous fit l'honneur d'y assister avec

ses deux chapitres, le cathédralle à sa droite et le collégial à sa

gauche, tous en habits. » Étaient aussi présents les magistrats du présidial, les consuls catholiques et « quantité d’aultres messieurs d'une et d’aultre religion ». Le lendemain les Pères commencèrent à enseigner à un petit nombre d’auditeurs. Les régents calvinistes avaient retenu en seconde les rhétoriciens, et les élèves de troisième en quatrième*. Ce n’était que le début de longs ennuis.

La moitié des bâtiments échue aux Pères en partage était encore occupée par l’ancien principal et sa famille. Comme la partie qu'il devait habiter n’était pas logeable, il attendit pour déménager qu’on eût fait les réparations nécessaires“. Les Jésuites se virent donc”contraints de se retirer dans une maison de louage,

. Ibidem.

. Bourbon, Notice historique sur le collège de Montauban, p. 15. . Lettre d’un Jésuite… déjà citée.

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