‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en France (volume 3)Chapitre 98 sur 375 · GE: + A · texte numérisé non relu

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protestants : elle échoua comme la première!. En 1617, on apprit que le président Jeannin s’employait à introduire les Jésuites dans la ville d’Autun. Aussitôt, jalouse de sa voisine, Chalon « tascha de se procurer le même bonheur ? ». Le 4 novembre, sur la proposition du maire, le sieur de Pontoux, l’assemblée générale résolut d'adresser une requête au roi, tandis que plusieurs habitants généreux offraient une somme assez considérable pour l'entretien des futurs maitres #. Louis XI, par un brevet du 6 septembre 1618, autorisa l'établissement des Jésuites au collège #, et un nouveau maire, Nicolas Mathieu, poursuivant l'entreprise avec un « un zèle sans pareil° », députa le syndic de la ville à Dijon auprès du P. Armand, alors provincial de Champagnc. Celui-ci, avant de s'engager, chargea le P. Imbert Boët d'étudier le terrain et de faire connaitre la Compagnie tout en prêchant l’avent et le carême. Le prédicateur réussit à merveille, et le projet était sur le point d'aboutir, quand un échevin hostile aux Jésuites, Étienne Burgat, y fit oppositionf. Il eut d’abord peu de succès auprès du conseil de ville qui n’écouta point ses remontrances, mais il persista dans ses menées, et, au nom de quelques habitants, il adressa au Parlement de Dijon un mémoire pour le supplier de ne pas permettre l’établissement des Jésuites à Chalon-sur-Saône. Les magistrats dijonnais, redoutant une concurrence pour leur propre collège, ordonnèrent, le 23 avril 1619, aux maire et échevins de remettre à la cour les lettres patentes qu'ils prétendaient avoir reçues de Sa Majesté et leur défendirent « de procéder à l'exécution d'icelles à peine de trois mille livres d'amende en leur propre et privé nom ? ». Et comme les intéressés faisaient mine de ne tenir aucun compte de cet arrêt, un second fut rendu le 20 janvier 1620, par lequel était exigée de nouveau la remise des lettres royales au greffe de la cour et défense faite de « s’en aider et même convoquer aucune assemblée des habitants ou du conseil à cet effet ? ». IL fallut obéir: mais le maire et les échevins

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