Ibidem. Chronicon, IV
2, Chronicon, IT, 300. Lilt. quadr., Il, 368.
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moment, à une œuvre qui promettait d’être féconde en fruits de salut!,
3. Enfin, en 1555, l'heure sembla venue de s'occuper activement de la fondation de Billom. Aux yeux d'Ignace de Loyola, les motifs qu'on aurait eus de la retarder encore devaient céder à la reconnaissance que la Compagnie était tenue de témoigner à M* du Prat?. Dès qu’il sut cette bonne nouvelle, l’évêque se bâta de remplir toutes les formalités qui devaient légalement précéder l'établissement du collège. Un accord passé le 26 janvier, devant le notaire de Beauregard, entre l’évêque, le chapitre et la ville, formula les conditions convenues avec le P. Broet, Provincial de la Province de France#. La ville de Billom consentait à une imposition de deux mille livres pour la construction des classes; les chanoines de Saint-Cerneuf renonçaient à “leurs droits et prérogatives touchant l'enseignement, mais en stipulant que ces droits leur feraient retour, si la Compagnie de Jésus, pour une cause ou une autre, abandonnait la régence des écoles. |
Pendant ces négociations, un des religieux de Paris les plus estimés de l’évêque de Clermont et que tout désignait pour . ganisation du nouveau collège, Jérôme Le Bas, faillit mettre vocation en péril et devenir le jouet de son imagination. . ardente et généreuse, il partagea quelque temps, avec un de ses confrères, Jean Arnauld, les rêves chimériques de Guillaume Postel sur Le futures D. du royaume de France et de l'Église romaine. Postel, en 1553, huit ans après sa sortie du noviciat, avait publié, sous le titre de Sibyllinorum versuum Ecfrasis, un commentaire des vers fatidiques des Sibylles, qu'il dédia à M# du Prat! : « Vous êtes le premier, lui disait-il, qui avez protégé, dans notre France, une Compagnie née dans le sein de ce beau royaume, décorée du nom même de Celui qui doit être reconnu pour le roi de l'Univers, et déjà célèbre par Le bonheur qu'elle à de remplir toutes les Indes de la lumière de l'Évangile, et de préparer ainsi les voies de la Légation Universelle. » Jérôme Le Bas et Jean Arnauld s'étaient laissé éblouir par cette