‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en FranceChapitre 130 sur 457 · Cartas de S. Ign., V · texte numérisé non relu

Cartas de S. Ign., V

gneront les auteurs qu'ils jugeront à propos, les études étant complètement abandonnées à leur direction ?.

Rien, dans ces dispositions et ces projets, ne s opposant aux prescriptions de l’Institut, le P. Ignace pouvait agir en toute sécurité. Sur son ordre le P. Viola, que l’évêque avait demandé nommément à cause de leurs anciennes relations, partit pour Billom, où il arriva au milieu du mois de juin 1556? Il était

accompagné de trois scolastiques destinés, avec deux autres venus

de Paris, à l’enseignement des belles-iettres. Au mois de février précédent, M" du Prat avait acheté, près des remparts, un terrain qu'il donna à la Compagnie pour les constructions nouvelles, et la commune de Billom, autorisée par lettres patentes de Henri I, du 12 avril, en acquit dans le même but un autre tout à côté. L'inauguration du collège eut lieu le 26 juillet. Dès l’ouverture des classes, cinq cents élèves se présentèrent; peu de temps après on en compta six cents, et deux cents enfants auxquels des pédagogues apprenaient à lire. Il y eut à l’origine cinq classes de lettres. Le P. Léonard Masser occupait la chaire de rhétorique, le P. Nicolas Lorrain “ celle d'humanités; les trois classes de grammaire étaient régentées par les PP. Louis Gérardin, Jacques Morel et Olivier du Hamel. Les PP. Le Bas et Claysson conservèrent leur emploi de prédicateur, auquel le second ajoutait, comme par le passé, les fonctions de professeur de théologie. Enfin le P. Pierre Chanal fut nommé recteur, bien que le P. Viola, confesseur des élèves, gardât sur l'ensemble de l'administration une certaine autorité due à son expérience, ses mérites et la grande confiance que l’évêque lui témoignait”.

6. Il serait intéressant de connaître l’ordre et le programme des études suivis au premier collège de la Compagnie en France. Aucun document ne répond à cette légitime curiosité. Nous savons seulement que les professeurs de grammaire, d'humanités et de rhétorique « consacraient trois heures le matin et trois heures le soir aux lecons et aux exercices scolaires 6 ». Toutefois les détails plus précis que l’on possède sur le collège de Messine, la première

1. Lettre du P. Broet à saint Ignace, 27 avril 1556 (Epist. PP. Broeli, elc., P. 105- 108). — 2. Chronicon, VI, 481, 492. Epist. mixt., NV, 359, 404.

3. Le nombre des élèves s’acerut encore dans la suite : 700 en décembre 1558; 800 et 14 Pères en février 1559; 1600 en 1563. Cf. Gall. Epist., t; I, fol. 31, 74. Manare, De rebus S. J., p. 70.

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