‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en FranceChapitre 159 sur 457 · ANT TER 277 D'EUX CAS. ER · texte numérisé non relu

ANT TER 277 D'EUX CAS. ER

par les Facultés de théologie des Universités fameuses, et par Île congé de l’évêque.

« 5° Qu'ils seront tenus par exprès renoncer à tous les privilèges obtenus ou à obtenir, nommément à ceux qu'ils prétendent leur avoir été concédés par la bulle du Pape Paul IT, datée de Rome le 18 octobre 1549, en ce qu'ils seroïent contraires aux limitations susdites.

« 6° Et eux conformer, ores et pour l'avenir, à la disposition du droit commun, sans préjudice du droit des rentes, censives, prestations annuelles, et de tous autres droits des seigneurs temporels!. » |

Ainsi, Eustache du Bellay voulait bien accepter les Jésuites en France, mais à la condition que chaque diocèse devint pour eux une espèce de lazaret où ils devraient perdre, avec leur vrai nom, la liberté d'action que les Souveraïins Pontifes leur avaient laissée pour le plus grand bien des âmes. Ces excès de précautions dépassaient certainement la mesure des concessions que la Compagnie aurait voulu consentir. Néanmoins c'était un premier résultat, sur lequel on pouvait fonder de légitimes espérances. Soudain la situation politique vint tout remettre en question : le 5 décembre, huit jours avant l'ouverture des États Généraux à Orléans, Francois II mourait, et le sceptre passait dans les mains d’un enfant sous la tutelle de Catherine de Médicis sa mère.

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