‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en FranceChapitre 187 sur 457 · Lettre du 28 oct · texte numérisé non relu

Lettre du 28 oct

5. 1bid. « Habiamo trovalo una casa vel quasi Palazzo per 27 franchi l’anno. »

6. C’est bien novembre 1559, car le P, Auger dans sa lettre du 1°’ décembre 1560, après avoir parlé de l'inauguration des classes en novembre, parle de ce qui s'est passé dans la suite de cette année scolaire et fait allusion au carnaval; sa lettre embrasse donc la période comprise entre novembre 1559 et décembre 1560.

7. D'après les biographes d'Auger ce serait lui-même; cet honneur lui revenait comme professeur de rhétorique.

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dialectique par une harangue du meilleur goût... Nos classes sont relativement assez fréquentées, si l’on songe à la concurrence du collège municipal, laquelle divise comme en deux camps les écoliers. Mais un bon nombre viennent là où ils trouvent, avec la gratuité, un.plus grand avantage pour leurs études, sans se laisser détourner par quoi que ce soit, pas mème par l'mcommodité du local... Au bout de quelques semaines, nos élèves représentèrent une églogue, composée avec tant d'art que les assistants affirmèrent n’avoir jamais rien vu de pareil!. » Ce petit événement, ajoute l'annaliste, « a donné du cœur à nos amis et du prestige à notre enseignement. Aux fêtes du carnaval on joua un dialogue. La composition passable de la pièce, la mise en scène, les décors charmèrent les spectateurs; succès qui confirma l'espoir des gens de bien et découragea Les adversaires? ».

Vers la fin de cette première année scolaire, et probablement quand M de Pellevé fut de retour’, les Pères transportèrent leurs classes à l'évêché, et à cette occasion firent donner par leurs élèves une déclamation en grec et en latin. Mais, remarque notre annaliste, l'instruction littéraire n'était pas tout pour ces enfants : « Nous avons d'autant plus travaillé à leur instruction religieuse qu'ils en avaient un besoin pressant; au début, la plupart nous arrivaient en classe avec les psaumes de Marot ou un catéchisme de Calvin; ils ne savaient rien que quelques vers français capables de les corrompre; nous leur avons versé l’antidote de la doctrine chrétienne qu'ils ont reçu avidement et de bon cœur. »

Ces premiers résultats récompensaient un peu la patience des nouveaux maîtres. Le P. Jean Roger enseignait la philosophie, le P. Émond Auger la rhétorique; il y avait en outre deux classes de grammaire. Mais l'avenir restait inquiétant: on était sans maison, sans rentes, et la municipalité n'avait pas encore cédé son collège aux Jésuites.

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