‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en FranceChapitre 191 sur 457 · Galliae Epist., t. 1, fol · texte numérisé non relu

Galliae Epist., t. 1, fol

2. Lettre du P. Roger au P. Général, 8 juin 1561 (Gall. Epist., t. 1, F. 294-295). 3. Dom Vaisette, His. générale du Languedoc, t. V, p. 201. — Du Mège, Hist. des Instit. de Toulouse, t. II, p. 282. — Le P. Jacques Ximenez, sans donner aueun détail sur la délivrance du P. Pelletier, dit seulement qu’elle fut obtenue par « beneficio y endustria de la buena et devota gente de Tolloza » (Epist. P. Nadal, t:1 . 736).

* 4. Délib. du 3 juillet 1561 (Archiv. com. de Pamiers, D, 106).

« à cause du procez qui est pour ce faict, car nul n’est tenu porter armes contre soy! ». Un peu plus tard, Mf de Pellevé présenta une requête signée de cent vingt habitants qui réclamaient l'installation des Pères au collège. L'assemblée de ville, composée ce jour-là de cent dix membres, rejeta cette pétition à l'unanimité moins une voix, celle d’un certain Bonnelle dont le vote n’est pas très clair. On prétendit que le sieur Lagreulet, partisan de l’évêque, avait obtenu les signatures par surprise, en disant aux intéressés que la requête « ne tendoit autre fin sinon que le Jhuiste avoit bien prêché?... »

Ce mauvais vouloir s'explique d'autant mieux que la réforme gagnait chaque jour du terrain. À partir du mois de septembre (1561) il est fait allusion plusieurs fois, dans les délibérations du conseil, des troubles occasionnés à Pamiers « pour le faict de la religion ». Dans cette ville comme ailleurs, l’édit de juiller, donnant l’amnistie aux réformés mais leur interdisant toute assemblée religieuse publique, n’avait contenté personne et n'était pas plus facile à faire exécuter que les précédents. Un conseiller, Frayssi, osa se plaindre que les prêtres et Les religieux défendissent leurs églises et leurs monastères à main armée, et de ce chef leur imputa la cause des séditions. Ordre fut donné aux catholiques de laisser leurs églises ouvertes aux deux cultes. Au mois d'octobre, « le peuple se souleva contre les Jacobins qui avaient voulu interdire au viguier l’entrée de leur couvent? ». En décembre, on brisa les portes de plusieurs sanctuaires et on enleva les battants des cloches “. Une délibération, du 15 du même mois, nous apprend « que les Jésoystes ont présenté requeste contenant que Paul Faure, ce jourd’huy, leur a commandé de par l’évangile et la congrégation des fidèles de vuyder le lougis où demeurent. par tout demain, et demandent secors® ». Le secours, voté par le conseil de ville, fut ce qu'on pouvait attendre : « Des Jhuistes, [il fut conclu] que seront ouys et feront enquérir, ou se retireront au Parlement où le procès est pendant. »

Les Pères se retirèrent prudemment à Toulouse et y reçurent des Bénédictins de la Daurade une fraternelle hospitalité.

1. Délib. du 3 juillet 1561 (Arch. com. de Pamiers, D, 106). 2. Délib. du 22 juillet (Zbid.).

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