Epist. P. Nadal, t. 1, p
bre de vingt-deux ou vingt-quatre » parvinrent presque tous sans encombre au lieu du ralliement. Après quatre jours de marche, ils arrivèrent au collège de Billom. Un des groupes ne les rejoigait que le lendemain. Il avait rencontré, en quittant la ville, des cavaliers huguenots qui le poursuivirent. Voulant se dérober à leur atteinte, les voyageurs s’élancèrent dans un sentier détourné où des chevaux pouvaient difficilement s'engager. L'un des huguenots, plus audacieux que les autres, s’acharna cependant à les rejoindre : il tenait déjà son épée levée sur la tête d’un des fugitifs, quand son cheval s’abattit. Pendant ce temps, la petite bande, qui avait pris de l'avance, put échapper à ses ennemis! ;
Peu après, le 28 avril, le baron des Adrets entra dans la ville, abolit le culte catholique, et ses soldats pillèrent et profanèrent les églises.
1. Lettre du P. Jacques Ximenez au P. Antoine Araoz, 3 juillet 1562 (Epist. P. Nadal, t. I, p. 739, 743). Nous avons suivi cette relation, écrite en quelque sorte sous la dictée des PP. de Tournon réfugiés à Billom. Elle peut ser vir à rectifier le récit
plus connu du P. Manare mais rédigé quarante ans après l'événement. Cf. Manare, De rebus S. J., p. 82.
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