Nadal Ephem., 1562 (Epist. P. Nadal, t. 1, p
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en avait été le premier Recteur, et dont la vie s'était consumée dans les fonctions de l’enseignement et du ministère sacerdo- {al. Telle était la vénération dont il était l’objet qu'on l'appelait communément le saint. Plein d’une filiale confiance dans la bonté divine, il ne s’occupait au moment de paraitre devant Dieu que des besoins de l'Église, et il conjurait ses frères de prier surtout le Seigneur d’avoir pitié de la France. On put juger, par la foule extraordinaire qui vint à ses funérailles, de quelle réputation de sainteté il jouissait dans toute la ville. C'était un tel empressement à s'approcher du cercueil, pour le baiser ou y faire toucher des chapelets, que « six Pères chargés de la garde de son corps eurent du mal à le préserver » de la pieuse indiscrétion des fidèlest. Cette vénération se transmit de génération en génération. Cent quarante ans après, le cardinal -Cienfuegos pouvait dire que « de son tombeau s’exhalait encore comme un parfum de sainteté? ». Il avait eu pour successeur dans le rectorat les P. Jérôme Le Bas et Jean-Baptiste Viola. Le P. Guy Roillet, ancien étudiant de l’Université de Paris, fut placé à la tête du collège quand le P. Viola retourna en Italie, emportant, avec les regrets de la communauté, la satisfaction d'avoir bien mérité de la Compagnie qu'il avait tant contribué à 1mplanter en France”.
9, Tandis que le P. Commissaire et le P. Provincial se trouvaient en Auvergne, le P. Général continuait à Paris ses prédications et multipliait ses démarches pour persuader aux principaux chefs du calvinisme d’aller s'expliquer au concile de Trente : «Il prenoit bien la hardiesse, dit Bèze, de venir chercher les ministres jusques à leurs licts pour les induire à y entendre®. » A ce concile, dans lequel il mettait tout son espoir, le P. Lainez fat lui-même appelé par le Souverain Pontife. Sur une première invitation transmise par le cardinal Borromée, secrétaire d'État, le cardinal de Ferrare répondit, le 20 avril 1562 : « Quoique la présence du Père soit très avantageuse à Paris, ainsi qu’elle le sera partout à cause des grandes qualités qui le distinguent, néanmoins, comme nous sommes ici dans des circonstances où les armes sont plus nécessaires que la parole, j'ai cru devoir lui com-