‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en FranceChapitre 248 sur 457 · II. Bibliothèque nationale ms. lat · texte numérisé non relu

II. Bibliothèque nationale ms. lat

It. Recueils de documents conservés dans la Compagnie : a) Gallia, Epistolae Generalium. — b) Galliae Epistolae. — c) Galliarum visitationes.

Sources imprimées : Du Boulay, Histor. Universit. Parisiensis. — Carayon, Documents inédits, t. I. — Grégoire de Toulouse, Réponse à Charles du Molin pour le Concile de Trente. — Maldonat, Opuscula theologica. — Manare, De rebus S. J. commentariuse Etienne Pasquier. Lettres. — Pièces fugitives pour servir à l’histoire de France. — Prat, Maldonat et l'Université de Paris. — Louis Richeome S. J., De l'immortalité de l'âme. — MONUMENTA HISTORICA $S. J. Epistolae P. Nadal.

1. L'admission de la Compagnie, sous le titre légal de Société du collège de Clermont, suffisait pour qu'on pût transformer la maison d'études de Paris en maison d'enseignement. Mais l'hôtel de Clermont ne se prêtait guère aux desseins du P. Général, incliné à faire de cet établissement l’un des plus grands de toute l'Europe. Le P. Cogordan, chargé de chercher un local plus spacieux, avait découvert, dans le quartier de l'Université, un immeuble qui semblait réunir toutes les conditions désirables. C'était un hôtel très vaste et connu sous le nom de /a Cour de

Langres, parce qu'il avait appartenu à Bernard de la Tour d’Auvergne, évêque de cette ville. Avant son départ de France, le P. Laïnez l'avait visité avec le P. Polanco et le P. Nadal, et tous trois approuvèrent le choix de leur Procureur”. Celui-ci entra aussitôt en négociation avec les propriétaires, les sieurs Hennequin et Prévost; mais les pourparlers trainérent en longueur; le contrat de vente ne fut signé que le 2 juillet 1563.

À son arrivée à Paris, à la fin d'octobre de la même année, le P. Olivier Manare, nouveau Provincial, trouva le P. Cogordan en train de mener, avec son activité accoutumée, les réparations nécessaires pour adapter la Cour de Langres aux besoins de l'enseignement. Lui aussi fut enchanté du local : « Je m'étonne, écrivait-il au P. François de Borgia, qu'on ait pu trouver dans des temps si difficiles une si belle maison et si bien située. Il y à, comme au collège romain, deux corps de logis distincts dans lesquels on peut placer l'habitation des Pères, les classes, les pensionnaires et les écoliers pauvres, séparés les uns des autres; de plus un beau jardin, un peu moins grand que celui de Rome. Bien qu'il y ait peu d’eau potable à Paris, un puits large et profond, tout en pierres de taille, nous la fournit avec abondance, et de la meilleure qualité, comme celle des Cholets, nos VOISINS, et des Cordeliers, renommée dans toute la ville *. »

Au commencement de 156%, les réparations de la Cour de Langres étaient terminées, et les professeurs du collège réunis : on pouvait donc, sans plus attendre, procéder à l’ouverture des classes. Les Pères se rendirent d'abord auprès du Roi, « luy remonstrant que, suivant l’arrest de la Cour, vouloient commencer à lire à Paris, en leur dit collège: ce qui luy a esté agréable, et les a exhortés à persévérer, et leur a admorty ladite maison, et donné pour l'amour de Dieu l'admortissement, lequel est vérifié à la cour des Comptes # ». Attentif à prévenir les difficultés qu'on pourrait rencontrer, le P. Cogordan, en l’absence du P. Manare, ne négligea aucune des mesures conseillées par la prudence. Il consulta Christophe de Thou, premier président du Parlement, s’enquit des sentiments dont le Recteur de l’Université était animé à l'égard de la Compagnie, et obtint des lettres de protection de

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