Lettre du 9 nov. 1563 (Gall. Epistol., t. IL, fol
4, Requête presentée au Parlement, 20 février 1564, dans Du Boulay, Hislor. Univers. Parisiens., t. VI, p. 590.
la reine mère et du cardinal de Lorraine; enfin, se tournant du côté du ciel, il alla avec les autres Pères implorer à l’église Saint- Denys la bénédiction de Dieu sur cette difficile entreprise.
Une formalité restait à remplir. D’après le droit commun de l'Université de Paris, nul ne pouvait enseigner publiquement sans avoir obtenu des lettres de scolarité. Le Recteur alors en charge, Julien de Saint-Germain?, bachelier de la maison de Sorbonne, était un bon catholique, un esprit large et libéral. Persuadé qu'il ne pouvait, sans injustice, rejeter des maitres qui. apportaient au service de la religion le secours de l’enseignement et un dévouement généreux, il ne fit aucune difficulté d’accorder les lettres de scolarité qu'ils. sollicitaient : « Par les présentes, disait-il, nous prenons nos chers et vénérables religieux prêtres et écoliers de la Compagnie de Jésus, ainsi que tous leurs : biens. sous la protection et sauvegarde de notre dite Université, et nous voulons qu'eux-mêmes, leurs amis, procurateurs et familiers, à cause de cette scolarité, usent et jouissent des privilèges, franchises et libertés de ladite Université, et soient, par ces mêmes privilèges, garantis n'importe où ils se transporteront. Donné à Paris, l'an du Seigneur 1563/*, le cinquième jour du mois de février ?. »
Avec cette permission du Recteur de l’Université, qui ne faisait que reconnaître les droits déjà acquis par les nombreuses lettres patentes du roi, le décret de l’Assemblée de Poissy et l’arrêt du Parlement de Paris, les Jésuites ouvrirent leurs classes, Le 22 février 1564‘. Dès Les premiers jours, deux régents se firent remarquer”. L'un, le P. Venegas, professeur d'humanités, prit pour