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Brodeau, Vie de Charles Du Moulin

2, Grégoire de Toulouse, Réponse à Charles du Molin pour le Concile de Trente, art. 76.

3. « Contra rempublicam et utilitatem hujus regni et praesertim universitatis parisiensis, quae omnium academiarum primaria est » (Caroli Molinæi opera, Paris, 1681, t. V, p. 445).

velles chaires, font de nouvelles lecons: ils veulent établir un enseignement indépendant de l'Académie, ce qui est monstrueux, séditieux, contre le droit public.

8° Il y a dans l’Université beaucoup de collèges d’ancienne fondation ; il y en a même plus qu’il n’en faut; raison de plus pour ne pas permettre celui des Jésuites.

9° Ils prêchent sans l'autorisation de l’évêque, et sans l’approbation des docteurs! ; ils enseignent leur nouveau catéchisme, plein de superstitions?, au peuple, aux femmes, indifféremment à tous, et cherchent ainsi l’occasion d’enfreindre les édits de pacification. »

Charles Du Moulin terminait sa consultation par cette formule : « Ces choses considérées, le procureur général de ladite Université de Paris est justement fondé, et engagé par le devoir de sa charge, à dénoncer aux dits Jésuites un nouvel œuvre, et à les forcer par des voies légitimes à se désister de leurs nouveautés indues. Et ainsi je pense, moi Charles Du Moulin, jurisconsulte de France et de Germanie, ancien avocat au Parlement de Paris. »

5. Munie de la consultation d’un luthérien qu'elle affectait de regarder comme l’oracle du Palais, l’Université résolut, dès la rentrée de l’année scolaire 1564-1565, de commencer les poursuites contre le collège de Clermont. Dans une assemblée générale, convoquée, le 8 octobre, pour la procession d'usage à la fin de chaque trimestre, le Recteur, après avoir demandé la confirmation des actes accomplis par lui durant sa magistrature, proposa de délibérer sur cette « grave et importante » question? : devait-on donner entrée dans l’Université, et confier l’enseignement public des lettres, à ceux qu’on appelait communément Jésuites, société qui faisait profession de la vie religieuse? — Toutes les Facultés, d’un commun accord, répondirent qu'il fallait écarter les Jésuites, jusqu’à ce qu’ils eussent exhibé au Recteur et aux députés ordinaires le diplôme apostolique qui les autorisait à professer

1. Cette allégation est fausse dans sa première partie; quant à l'approbation des docteurs, elle n'était pas nécessaire.

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