Prat, Maldonat, p
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la façon de penser des Jésuites, et elle soutint avec fermeté la résolution qu’elle avait prise contre eux !. »
8. Ce qui est certain, — et suffit à expliquer les soupçons du P. Prat, — c'est que le 14 février, le lendemain du jour où la lettre avait été écrite, le Recteur de l’Université cita les Pères à comparaître, le 18 à huit heures du matin, devant l’assemblée qui devait se réunir aux Mathurins, afin de déclarer s’i/s étaient religieux de la Compagnie de Jésus ou séculiers, et de recevoir, en conséquence, la réponse à leur requête *.
La question de l’incorporation des réguliers à l'Université n'était pas nouvelle, et toujours elle avait été tranchée au désavantage de ceux-ci ; car l’Université de Paris se déclarait essentiellement séculière. Une de ses lois fondamentales était de ne recevoir les religieux, que dans la proportion insignifiante qui résultait de leur admission aux grades de théologie. Elle devait done se montrer peu favorable aux Jésuites, qui prétendaient s'acquitter de toutes les fonctions actives de l’enseignement. La distinction : entre réguliers et séculiers, telle qu’elle était proposée en termes absolus : Utrum sint monachi religiosi Societatis Jesu aut saeculares, devenait dans la circonstance insidieuse et embarrassante. Les Jésuites étaient clercs-réguliers; mais l’Université ne comprenant rien à cette institution de date récente, ne regardait comme religieux que les moines et les mendiants. Si les Jésuites répondaient qu'ils étaient prêtres séculiers, ils mentaient à leur Institut et aux bulles de leur fondation; s'ils s’avouaient réguliers au sens de moines et mendiants, ils s’excluaient eux-mêmes de l’enseignement des lettres.
Le 18 février, le P. Cogordan, procureur de la Province de France, comparut devant l'assemblée de l’Université, accompagné de deux notaires, Chapelain et Crucé*. Le Recteur ouvrit la séance par un court interrogatoire, dont les historiens de l'Université nous ont conservé le procès-verbal :
« Êtes-vous séculiers, ou réguliers, ou moines? — Nous sommes en France tels que le Parlement nous à nommés, c’est-à-dire la Société du collège que l’on appelle de Clermont.
« Êtes-vous réellement moines ou séculiers? — Il n'appartient