Du Boulay, Histor. Universi Paris., 1. VI, p
sieur le Recteur et Université, et faire tous les humbles services que nous pourrons !. » :
Cette explication, donnée par le P. Cogordan, était suffisante et loyale. « Cependant, raconte un ancien auteur, sur ce que le bon Père, interrogé souvent de dire qui nous estions, s’estoit toujours tenu ferme sur la response Nos sumus lales quales esse voluit senatus. on print subject de nous brocarder et appeler tales quales?. »
Afin de ne fournir prétexte à aucun reproche, les Pères du collège de Clermont jugèrent à propos, quelques jours plus tard, d'adresser à l'Université une note, rédigée en latin, où ilsdéveloppaient le sens de la réponse précédente, et ajoutaient quelques renseignements sur la forme de l’Institut. Ils s’efforçcaient en particulier de faire comprendre qu’on peut être religieux sans être moine : « Nous vivons, disait l’auteur de la note, en congrégation et en société, sous de certaines lois et constitutions reçues et confirmées non seulement par les Souverains Pontifes, mais encore par les rois très chrétiens, par l'assemblée de l’Église gallicane et par un concile général. Notre Société est divisée en deux parties : l’une de maisons où résident ceux qui ont fait profession, et l’autre de collèges où demeurent ceux qui aspirent à la faire. Il n’y a aucune maison de profès en France. Toute la contestation se réduit à ceux qui habitent les collèges : nous vous demandons qu'il soit permis aux uns d’y enseigner et aux autres d'y étudier. — Mais, direz-vous, ceux qui étudient ou qui enseignent sont-ils religieux? Nous répondons qu’en les comparant aux profès ils ne sont pas proprement religieux de la Société, et qu'en les comparant aux séculiers ils sont religieux”; toutefois, comme ils ne sont pas profès, rien n'empêche qu'ils n’enseignent la philosophie et les belles-lettres selon les lois de votre Universilé. » Les Pères terminaient en protestant que, si la légitimité de leurs revendications n’était pas admise, ils se décideraient à recourir aux tribunaux “.
9. Les différentes Facultés s'étant réunies, et ayant délibéré séparément suivant l'usage, se constituèrent ensuite en assemblée
1. Articles proposés par le procureur du collège de la Compagnie de Jésus, à Paris, dans Carayon, Documents inédits, 1, p. 30, 31. Cf. Manare, De rebus S. J., p. 86.