‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en FranceChapitre 263 sur 457 · bidem · texte numérisé non relu

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3. Voir ce que nous avons dit à ce sujet au livre 1°", chap. v, n. 6.

4. Copie de cette note dans « Galliae Visitationes », n° 5. — Cf. Du Boulay, Histor. Univers. Paris.,t. VI, p. 586.

générale pour promulguer et discuter leurs avis respectifs. Le Recteur, au nom des philosophes, parla le premier. Il déclara que non seulement les prêtres et écoliers du collège de Clermont ne devaient pas être reçus dans l’Université, mais que de plus il fallait agir avec eux selon toute la rigueur du droit, s'employer de toute manière à éloigner d’eux la jeunesse, et exiger des étudiants, avant leur admission aux grades, l'affirmation sous serment qu’ils n'avaient jamais fréquenté leurs cours. Il demanda que ce serment füt ajouté aux six autres déjà requis des candidats. La Faculté de médecine fut d'avis d’exterminer totalement cette secte jusqu'alors inconnue. « Les professeurs de droit canon émirent, rapporte le P. Manare, une opinion qui leur parut aussi efficace que modérée. Ils n’ignoraient pas, disaient-ils, que nous étions religieux, mais ils ne savaient à quoi attribuer notre refus de répondre : n’était-ce pas plutôt par honte de notre Institut que par mépris de leurs interrogations? Et ils concluaient que nous ne pouvions être reçus, parce que nous n’avions pas répondu catégoriquement. Quant aux théologiens, ils s'exprimèrent avec plus de circonspection : ils dirent simplement qu'on ne devait pas nous recevoir parce que nous n'étions ni séculiers ni religieux !. »

Dans l'exposé des motifs allégués contre la Compagnie, ses ennemis laissent percer malgré eux leurs véritables sentiments : « L'Université, disent-ils, a connu par les requêtes que les Jésuites ont présentées, tant à la cour du Parlement qu'au Recteur, qu'ils sont moines et réguliers, faisant les trois vœux et de plus un quatrième par lequel ils se font vassaux du Pape; par quoi, en cette qualité elle ne les peut recevoir. — L'Université admet le Concile au-dessus du Pape, comme l'Église gallicane; par quoi ne peut recevoir société n1 collège, quel qu'il soit, qui met le Pape au-dessus du Concile. — Et partant, s’en aïllent, si bon leur semble, les Jésuites, se nommer ainsi entre les infidèles mécréants,

pour prècher auxquels ils ont été premièrement institués. » *? Ainsi une des causes, et peut-être la plus sérieuse, de la profonde antipathie de l'Université contre le collège de Clermont, c'était l’entier dévouement de la Compagnie au Saint-Siège.

Le décret d'exclusion fut donc renouvelé, et défense fut faite à tout écolier de fréquenter les leçons des Jésuites, sous peine

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