Annal. decas 1*, 1. IIL, c. x, p
3. « Qui cum alieniore animo esset a Societatis Instituto, obsistebat quo minus admitteretur Possevinus in regium consilium » (Annal. dec. 1*, 1. II, c. x1, p. 99).
4. « Qui sedem apostolicam soleret illo elogio cohonestare : porcam et scrofam appellans » (Zaccaria, {ter lilterarium, p. 306).
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d'y recevoir quiconque s'y présente. Quant aux privilèges anciennement obtenus par l'Université, le royaume n’est plus dans la situation qui créa ces privilèges : à de nouveaux maux il faut de nouveaux remèdes. On doit, avant tout, pourvoir aux besoins si graves de la France!. »
L'ensemble de toutes ces explications ne laissant plus rien subsister des objections proposées, le roi, de l’avis de son conseil, donna aux Jésuites, pour le Parlement de Paris, de nouvelles lettres patentes qui leur permettaient de fonder des maisons ef des collèges, dans tout le royaume, et d'y prendre partout le nom de Compagnie et Société de Jésus. Le P. Possevin se chargea de les porter à Paris, avec des lettres de recommandation que la reine-mère, les cardinaux de Bourbon et de Lorraine et plusieurs seigneurs de la cour adressaient au Parlement, à l’évêque et au gouverneur?. Quelque précieuses que fussent les marques d'une si haute protection, elles ne purent assurer aux Jésuites la reconnaissance de leur droit; elles leur procurèrent, du moins, la tranquillité nécessaire pour reprendre leur mission d’éducateurs. Soutenus de la sympathie de tous les gens de bien, ils résolurent d’affermir et d'étendre les bienfaits que procurait déjà le collège de Clermont. Les classes delettres reçurent une notable extension et les cours supérieurs furent complétés. Un petit pensionnat avait été ouvert dès le début; il fallut l’augmenter, pour répondre au désir des familles qui voulaient procurer à leurs enfants les avantages de l'éducation avec ceux de l’enseignement. Les pensionnaires se présentèrent en si, grand nombre, qu'il fut impossible d’accueillir toutes les demandes”. -,,:
1. « Memoriale pro Societate Jesu a P. Possevino » (Gall. Epist., IIT, f. 1). Lettre de Possevin au P. Manare à Paris, 4 juillet 1565. (Acta a Possevino).
9. Lettre de Possevin à François de Borgia, 7 juillet 1565 (Acta a Possevino).
3. Puisque nous parlons pour la première fois des pensionnats, disons tout de suite que les PP. Généraux se montrèrent toujours difficiles pour les autoriser. Il n'était pas contraire à l’Institut d'admettre dans les collèges de la Compagnie, avec la permission du P. Général, des écoliers sans fortune pour lesquels les fondateurs établissaient des bourses, mais ils devaient habiter un logement séparé (Polanco, Chronicon, VI, 19). On pouvait même y admettre, dans des conditions analogues et pour de bons motifs, les fils de familles riches ou nobies, à la condition de s’entretenir à leurs frais. Ce fut en considération des services rendus à la Compagnie par le roi de Portugal que la première Congrégation Générale accepta, en 1558, le conviclus de Coïmbre (Décr. CXXVI. Institut. S. J., 1, 170). La quatrième Congrégation, appelée en 1581 à se prononcer sur l'acceptation des pensionnats, aurait désiré que la Compagnie s’en trouvät déchargée autant que possible; cependant elle laissa à la prudence du P. Général le soin d'examiner ce qu'il y aurait de mieux à faire dans les cas particuliers (Décret XIII). Si, à partir de ce moment, les pensionnats acquirent en quelque sorte droit de cité, ils ne furent pourtant qu’une exception. Nous parlerons plus tard de leur règle< ment,