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1. Origo et progressus coll. Camberiensis, à P. Audrea Avantiano (Archiv. Prov. de Lyon). L’auteur de cette notice, contemporain des événements, fut le second recteur du collège de Chambéry.
vœux, le plus tôt possible, en nous donnant d'excellents ouvriers Î. »
Par lettres patentes du 3 octobre 156%, Emmanuel-Philibert as-
signa deux mille florins pour l'entretien des professeurs et autres personnes nécessaires au collège, et ordonna au syndic et aux habitants de la ville de chercher et d’accommoder des maisons pour les classes et le logement des Pères?. De plus, par lettres privées du 5 octobre, il recommanda la nouvelle fondation au sénat de Savoie, lui déclarant sa volonté d'établir « dans Chambéri » un collège de Jésuites « à celle fin que la Savoie et les autres de [ses] Estats puissent, avec grande leur commodité et plus à profit de leurs âmes, les ouyr et fréquenter tous Les jours, pour en estre rendus meïlleurs® ».
Grâce à cette recommandation, quand le P. Louis de Coudret, porteur des lettres patentes, arriva dans le courant d'octobre à Chambéry, il y fut vecu avec la plus grande bienveillance. Bientôt les projets d'Emmanuel-Philibert furent approuvés, à l'unanimité, par une assemblée publique. Cependant le collège ne s'ouvrit qu’à la fin de l’année 1565, et dans d'assez mauvaises conditions. La ville, avant qu’elle pût trouver un local convenable, avait assigné aux Jésuites, comme habitation et emplacement de trois classes de grammaire, une partie du couvent des Cordeliers #. Cette installation provisoire dura beaucoup plus longtemps qu'on ne l'avait supposé, au grand détriment des Jésuites et de leurs hôtes ?. Pendant six années, de 1565 à 1571, on vécut au milieu de difficultés de toutes sortes, que seule la charité réciproque des religieux des deux Ordres pouvait rendre tolérables.
Des circonstances plutôt désagréables avaient nécessité un si long séjour dans le couvent de Saint-François. Au moment des premières négociations relatives au collège, la ville s'était engagée à procurer un local et le duc avait promis de prélever des revenus sur son trésor 6. Mais, pour fournir ces rentes, on imposa la cité, et ce nouvel impôt fut accepté à contre-cœur. Il fallait en