Perpiniani Epistolac, t. 111, Epist, XXII
tions y apposées et confirmation des promesses réciproques !. »
Au moment de la ratification de l'acte du 1% septembre, le P. Auger demanda le retrait de ce dernier article: le consulat ne voulut consentir à aucune modification ?. Le contrat fut donc ratifié purement et simplement, en l'Hôtel de Ville, puis con-
firmé par Charles IX au mois de septembre 15682.
9. En 1569, une certaine ordonnance du « chef de la justice # » souleva contre le collège de la Trinité une tempête qui fut heureusement de courte durée. Comme la foi d'un grand nombre était chancelante, et que les hérétiques dissimulaient leurs sentiments, ce sage magistrat, afin de sauvegarder la jeunesse, avait enjoint à tous les maîtres de pension de conduire leurs écoliers, sauf les abécédaires, au collège de la Compagnie, pour l’enseignement des lettres et du catéchisme. Cette décision blessa au vif les pédagogues”. À l’instigation vraisemblablement des huguenots, ils se répandirent en reproches et en calomnies, prétendant que les Jésuites voulaient être les seuls maîtres de la jeunesse dans la ville. A les entendre, non seulement on offensait leur honneur, mais on nuisait à leurs intérêts; cependant, ajou-
taient-ils, chez les Jésuites il y a bien des professeurs qui pour-
raient s'asseoir sur Les bancs des écoliers; de plus, leur collège est une maison peu commode pour y rassembler des enfants de toute la ville; enfin leur division des classes est mal ordonnée et peu favorable aux études. — Ils formulèrent tous leurs griefs dans un mémoire qui fut remis aux magistrats.
Le Père Creytton, avec un ou deux autres Pères et les auteurs de la requête, furent assignés à comparaitre devant le conseil de ville. Trente à trente-deux pédagogues répondirent à la convocation : « Puisque entre nous et les pédagogues, dit le P. Creytton, il s'agit d’une question qui touche à l’enseignement, il me semble bon qu'elle soit traitée en latin. Que Messieurs les pédagogues commencent donc par exposer leurs accusations; nous leur répondrons ensuite. » Cette proposition parut raisonnable
1. Premier contrat (Archiv. comm., BB, 87, fol. 14-20 ; Archiv. du Rhône, D, 2, n. 6).
2. Acte de ratification du contrat (Archiv. du Rhône, D, 2, n. 6). L'acte de ratification est du 8 janvier 1568.
3. Patentes de Charles IX (Archiv. du Rhône, D, 2, n. 7). Epistol. P. Nadal, t. IT,