‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en FranceChapitre 4 sur 457 · PRÉFACE. IX · texte numérisé non relu

PRÉFACE. IX

entre crochets | | les rares corrections que nous nous sommes permises par suite d’un oubli du copiste, d’un accident survenu au manuscrit, ou d’une erreur évidente. Dans les citations mêlées au contexte nous avons, pour rendre la lecture plus facile, marqué les accents et les apostrophes, complété ou rectifié la ponctuation, rétabli entre l’u et le v une distinction ignorée autrefois. Nos documents latins, italiens ou espagnols ont été traduits avec toute la fidélité possible,

Cette préférence pour les pièces originales, et les témoignages contemporains des événements, ne nous à point fait dédaigner les ouvrages postérieurs, relatifs à l'époque objet de nos études, ni les histoires, mémoires, monographies et biographies concernant la Compagnie de Jésus en France. Nous avons consulté, non sans fruit, les travaux de nos devanciers, l'histoire latine des PP. Orlandini, Sacchini, Poussines, Jouvaney et Cordara; les publications du P. Carayon; les études si documentées du P. Prat et du P. Cros; les ouvrages très complets du P. de Rochemonteix; les relations des missionnaires et les livres de polémique. Les emprunts que nous leur avons faits, ont été, autant que possible, confrontés avec les pièces originales.

L'histoire latine, — nous avons pu nous en assurer par le dépouillement des manuscrits conservés dans la Compagnie, — mérite toute notre confiance. Il est seulement à regretter que les auteurs, se conformant aux habitudes de l’époque, n’aient pas indiqué de références. Depuis le xvir siècle, les collections de documents ont subi bien des vicissitudes, et par suite elles sont moins complètes qu’autrefois ; on peut le constater en parcourant les notes manuscrites du P. Sacchini conservées à la bibliothèque Vittorio-Emmanuele, à Rome, et dans lesquelles il renvoie à des collections aujourd’hui perdues. Nous devrons donc, à plusieurs reprises, nous contenter, faute de pièces authentiques, de citer les auteurs de l’histoire latine. Comme, par ailleurs, chaque fois que nous avons pu les contrôler, l'épreuve leur a été favorable, nous n'avons aucune raison de douter de leur exactitude.

On a beaucoup écrit sur la Compagnie de Jésus. Elle a suscité des pamphlets remplis de récits controuvés ou d’appréciations

x PRÉFACE.

malveillantes, et aussi des panégyriques qui éveillent le soupcon de partialité. Les invectives comme les éloges ne prouvent rien. Loin de nous donc l'intention de faire œuvre d'avocat ou de polémiste. Simplement historien, nous exposerons, nous ferons revivre les faits, sans voiler ni les fautes, ni les mérites, ni les défaillances, ni les succès, nous souvenant toutefois que l’impartialité n’est pas l'indifférence et qu'il est une ardeur légitime pour le règne de la vérité.

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